Les risques d’une grossesse entre consanguins
samedi 21 août 2004.
Fort heureusement, l’enfant issu de consanguins ne sera pas
automatiquement anormal.
D’où vient il qu’il risque un peu plus que d’autres de présenter des
anomalies congénitales ?
Nos chromosomes sont formés de deux chaînes, composées de gènes
comme un collier est composé de perles. Elles nous viennent chacune
d’un de nos parents.
Les chaînes sont disposées en parallèle. Situés face à face, des gènes
qui codent, ensemble, pour une fonction. Voilà, on a tous des gènes,
des bons, c’est à dire qui codent pour des fonctions normales et des
mauvais, qui codent moins bien pour ces fonctions, avec un risque que
celles ci ne fonctionnent pas au mieux.
Prenons l’exemple de la sécrétion de l’insuline et admettons qu’il y
a, dans un chromosome, deux gènes qui codent pour la sécrétion de
l’insuline. Chaque parent donne un de ses gènes. Disons que chez moi, mon
père m’en a donné un qui est très bien et ma mère un qui est un peu
fatigué. Le résultat de cette adition, chez moi, on appelle ça
l’expression, c’est que ça va pas trop mal, grâce à celui de mon
père.
Le problème, c’est que, dans une même famille, vous avez des chances
de retrouver des gènes communs.
Si des cousins font un enfant ensemble, il se peut que cet enfant ait
reçu, pour l’insuline, exactement le même gène de ces deux parents.
Si il reçoit le gène "très bien", genre celui de mon père,
c’est gagné, il ne sera jamais diabétique, mais imaginez qu’il
reçoive le gène "fatigué", il n’aura pas un gène qui
corrige la déficience de l’autre, comme chez moi.