Principe et utilité du test de grossesse
samedi 21 août 2004.
Quand la fécondation se fait, notez que la fécondation n’a pas lieu
forcément le jour de l’ovulation, les multiplications cellulaires
commencent et le nombre de cellules augmente. L’oeuf est toujours libre,
il flotte dans la trompe et se dirige vers la cavité utérine.
Quand il a atteint la cavité, le nombre de cellules a considérablement
augmenté. Il va se creuser en son centre, un des pôle devient plus
dense. Il va donc s’alourdir, en quelque sorte. Ce pôle
"lourd" va prendre contact avec la muqueuse, le
"sol" de la cavité utérine et l’oeuf va se
"poser".
Il va se nider là et les cellules de la superficie de ce pôle
"lourd" vont commencer à sécréter une substance hormonale
semblable à celle qui a déclenché l’ovulation et dont le but est de
maintenir les sécrétions ovariennes pour qu’il n’y ai pas de règles.
S’il y avait des règles, l’oeuf serait balayé.
Il s’agit de la substance que l’on dose pour savoir si vous êtes
enceinte.
Vous comprenez donc qu’il n’y a pas de grossesse s’il n’y a pas cette
substance dans votre sang.
Vous comprenez aussi que cette substance commence à être détectable
dans le sang, mais à des quantités infimes, avant même le retard de
règles.
Plus précisément, le taux, en dehors de la grossesse, est inférieur
à 8 unités internationales/l.
On considère qu’un test est positif à partir de 25 UI.
On peut dire que, à partir du 6 ième
jour après la fécondation (qui n’est pas forcément le jour du câlin,
ni celui de l’ovulation) le taux de 8 ui/l est dépassé. Il doublera,
chaque deux à trois jours pendant le premier trimestre.
Ca, c’est la réponse scientifique, froide, technique.
Pour ce qui est de l’utile, du concret, attendez au moins 14 jours
après le câlin pour faire un test, sinon, il ne sera pas
significativement rassurant et vous devrez le refaire.