Deux histoires édifiantes
Revenant du Canada, dans les années 50, mon maître, Vermelin, se disait indigné du taux qu’il jugeait anormalement élevé des épisiotomies quasi-systématiques pour le premier accouchement et surtout de la réponse qu’il reçut à son interrogation : " Il faut bien justifier la présence de l’accoucheur"au Canada les sages-femmes n’avaient pas alors le droit de pratiquer le geste.
Arrivant en mission philanthropique, dans un hôpital du sud-Cameroun, j’interroge la sage-femme sur son taux d’épisiotomie pour les premières naissances. Celle-ci, par ailleurs religieuse, paraît s’étonner, avant de me dire que toutes ses parturientes en bénéficiaient, bien sûr ! Je compris plus tard le bien fondé de son attitude en contemplant l’atrocité généralisée des excisions rituelles pratiquées pour toutes entre douze et treize ans. L’anneau scléro-fibreux cicatriciel consécutif est un obstacle évident à une évolution heureuse.
Les indications sont d’une étrange diversité, mais se rejoignent dans l’intolérable.