L'actualité en gynécologie

L'ACTU DE FEVRIER 1999

Les kystes de l'ovaire découverts après la survenue de la ménopause

Il est admis que les ovaires de la femme ménopausée sont quiescents et donc qu'un kyste retrouvé à cette période là doit être opéré parce que suspect de malignité.
Une étude a porté sur 7705 femmes ménopausées de 50 ans et plus. On a retenu celles chez qui l'écho révélait la présence d'une formation. On a suivi puis exploré deux sortes de kystes, les kystes simples et ceux dits complexes avec, par exemple, des végétations.
Des kystes simples étaient présents chez 3,3% des patientes. Un contrôle à trois mois de la découverte montrait que la moitié d'entre eux avaient régressé. A ces femmes là, on ne faisait rien de plus. Aux autres, on recommandait la chirurgie. Un tiers seulement l'acceptait. Pas de cancers dans ce lot d'opérées. Pas de cancers découvert dans les 18 mois qui suivent dans le lot, les deux tiers restants, qui ont refusé la chirurgie.
Pour ce qui est des kystes complexes, ils en retrouvent le même pourcentage, 3,2%. Là aussi, la moitié a régressé spontanément. L'autre moitié des patientes s'est vu proposé une intervention. Elles l'ont toutes accepté sauf une. On retrouve 8% de cancers.
Conclusion : Peu ou pas de risque de voir se développer un cancer si le kyste et simple et de moins de 10 cm de diamètre. La probabilité n'est pas négligeable, 8%, si le kyste est complexe et persiste.(JWWH)