L'actualité en gynécologie

L'ACTU DE JUIN 1998

Cancer de l'ovaire et génétique

Chez les femmes qui ont eu un cancer de l'ovaire, on retrouve dans les deux tiers des cas un certain gène, le gène p53. En étudiant celles-ci, on s'aperçoit qu'elles sont de celles qui ont eu plus d'ovulations dans leur vie génitale. Elles sont de celles qui ont eu une puberté précoce, une ménopause tardive, peu d'enfants et n'ont pas pris longtemps la pilule.
Hypothèse : Chaque ovulation pourrait "secouer" certaines cellules ovariennes et produire des erreurs génétiques dans leur code. (IM0798)

L'obésité

Deux gènes sont impliqués dans la genèse de certaines obésités, celui de la leptine et un autre de découverte plus récente, le PC1 (prohormone convertase 1). Ne pas confondre avec le Personal Computer. Néanmoins, rester trop longtemps devant ce dernier peut produire une certaine prise de poids (observation personnelle). (IM0198

L'acné péripubertaire

L'acné résulte de la conjonction de trois éléments eux mêmes souvent présents en période péripubertaire: La séborrhée (peau grasse), l'obstruction du follicule pilo-sébacé et l'inflammation due à un germe souvent retrouvé sur la peau, le propionibacterium acnes. Le plus souvent, pas besoin de bilan endocrinien. Le traitement est local, déboucher avec des rétinoïdes locaux, et des anti-inflammatoires. Plus rarement on devra utiliser des antibiotiques et exceptionnellement le Roaccutane.

L'activité physique chez la femme ménopausée

On a étudié le risque de se fracturer le col du fémur chez plus de 1000 femmes. On a divisé en quatre ces femmes en fonction de leur activité physique, prise au sens large du terme, le ménage étant considéré comme une activité physique. Le quart le plus actif présentait un risque diminué de 40% par rapport à la moyenne. A vos aspirateurs. Attention! laissez sécher le carrelage avant de marcher dessus. (G37)

Faux positifs du dépistage du cancer du sein

On entend par là les fois où on s'est alarmé pour rien. Un quart des femmes qui se font dépister pour le cancer du sein sur 10 ans vont subir des examens pour rien à la suite du dépistage. Un cinquième d'entre elles ont une une biopsie qui s'avère normale. Pour 100 francs dépensés en dépistage, il faut compter 33 francs à consacrer à une fausse alerte. (WH0598)