L'actualité en gynécologie

L'ACTU DE SEPTEMBRE 1998

Prescrire des hormones mâles aux femmes ménopausées, ça se fait (paraît-il).

Un article paru dans la presse nord américaine constate que les hormones mâles circulant dans le sang des femmes ménopausées subissent une baisse d'un quart par rapport aux taux circulant avant l'installation de la ménopause. Cet article étudie les effets de la pose d'un implant de testostérone, l'hormone mâle, sur les troubles des patientes traitées en comparaison avec celles qui ne le sont pas. Ils constatent que sans modifier le cholestérol, la testostérone augmente l'activité sexuelle, suscite la " fantaisie " et améliore la survenue de l'orgasme. Le pied, donc. En outre, ils auraient un effet sur la densité osseuse. L'auteur français nous apprend qu'il a toujours été partisan d'un tel traitement. Il prescrit ¼ d'ampoule une fois pour toutes ? Une seule fois ? Pourquoi pas régulièrement ? A suivre. "Intérêt de la prescription d'androgènes en association avec le traitement substitutif de la ménopause". (actualités article commenté de Dr Albert Netter)

L'échographie endovaginale au cabinet.

.Voilà un sujet de gynéco-obstétricien de ville au sens noble du terme. Y a t-il un intérêt à compléter son examen au cabinet par une écho endovaginale ?
Le gynéco vous examine, il pense que vous avez une masse annexielle. En d'autres termes, il sent quelque chose d'inhabituel, une formation, d'un côté ou de l'autre de votre utérus. Il fait une écho, une fois sur deux, il n'y a rien. Intérêt d'avoir l 'écho au cabinet.
Dans l'autre sens, on fait systématiquement un examen clinique, le toucher et juste après une écho. Sur les 190 femmes qui avaient une masse annexielle, 70 % n'avaient pas été diagnostiquées à l'examen. Nombre de ces masses devaient être fonctionnelles ou bénignes mais tout de même, elles n'avaient pas été senties à l'examen. D'où l'intérêt …
En revanche, le diagnostic clinique du fibrome est performant puisqu'il est confirmé à 95 % par l'écho.
On commençait à s'inquiéter.