L'actualité en gynécologie

L'ACTU DE JUILLET 1999

Dépister le cancer de l'ovaire.

Le cancer de l'ovaire est appelé par les américains "the silent killer", le tueur silencieux. La raison en est qu'il est souvent découvert à un stade avancé de son évolution. En effet, dans l'étage pelvien, avec de la place pour se développer avant de gêner ses voisins, peu accessible au toucher vaginal, il se développe en toute quiétude.
Il est donc nécessaire de trouver un moyen de le dépister, un peu comme le frottis pour le cancer du col de l'utérus.
Alors quoi, qu'est ce qu'on peut proposer ?
L'échographie ?
Un produit qu'on pourrait doser dans le sang ? Un marqueur ?
Une étude a porté sur l'ALP (acide lysophosphatidique). Dans un premier temps, on l'a individualisé dans le liquide qui suintait des lésions dans la cavité abdominale de patientes atteintes de cancer de l'ovaire.
On a dosé, dans le sang, cette molécule chez des patientes qui étaient porteuses de divers cancers gynécologiques pelviens et de cancers du sein. Elle a aussi été dosée sur des patientes présentant des troubles gynécologiques bénins.
On a retrouvé des taux élevés chez 47 des 48 patientes porteuses d'un cancer de l'ovaire, y compris chez celles dont le cancer était à son tout début, chez 33 des 36 femmes porteuses de cancers gynécologiques pelviens autres mais seulement chez 5 des 48 femmes du groupe témoin, parmi elles les cancers du sein et problèmes gynéco bénins.
Il se pourrait donc que cette molécule permette un dépistage des cancers gynécologiques pelviens.
D'autres études sont nécessaires pour l'affirmer. (JWWH 1098)

La contraception retard, l'injection tous les trois mois, son observance.

Vous allez croire qu'on a des intérêts dans la boîte qui fabrique ce fameux contraceptif que l'on injecte tous les trois mois et qui protège aussi bien que la pilule. Et bien, non. Pas d'intérêt, tout au plus de l'intérêt.
Une étude a porté sur le degré d'observance du produit. C'est pas fameux.
160 ados New-Yorkaises. Taux de poursuite de la méthode contraceptive : 71 % à trois mois, premier "rappel", 48 % à 6 mois et 27 % à 12 mois.
Deux tiers ont abandonné la méthode au bout d'un an. On s'est renseigné. Pourquoi ? a-t-on demandé. 26 % parce qu'elles avaient des saignements irréguliers, 18 % parce qu'elles avaient pris du poids.
Les autres... Elles ont oublié de venir au rendez vous pour la plupart.
Un détail : parmi celles qui ont oublié le rendez vous, 9 sur dix ont repris la même méthode.
Alors, qu'en penser ? Que faute de mieux....(JWWH 1098)