L'actualité en obstétrique

L'ACTU DE JUILLET 1999

Influence d'un geste sur le col sur le risque d'accouchement prématuré.

Une étude a comparé la date de survenue de l'accouchement, le pourcentage d'accouchement prématuré, des femmes ayant subi une intervention sur le col destinée à traiter un cancer à un groupe de femmes témoin. Il s'agissait de cancer "in-situ". Ce sont des aniomalies des cellules qui n'ont pas diffusé, donc avec très peu de risque de métastases. Le traitement local, dans ce cas là, est suffisant. Lorsque ce traitement a constité en l'ablation d'une partie du col, la partie touchée, il en résultait 60% de plus d'accouchement prématuré.
Ca parait logique. Il vaut mieux avoir un col intact. Néanmoins, on peut aussi être rassurés par de tels chiffres : il y a une vie après le cancer pris très tôt. Il y a même plusieurs vies...(JW 0399)

Les grossesses désirées se déroulent mieux

On a l'air d'enfoncer des portes ouvertes...
C'est ça la science, il vaut démontrer ce que l'on dit, même quand ça a l'air évident.
9122 naissances étudiées. On décide de qualifier comme ayant eu une "évolution péjorative" les grossesses ayant présenté un retard de croissance ou un accouchement prématuré.
Les chiffres. Evolution péjorative dans :
15,6% des grossesses désirées
20,4% des grossesses désirées mais non planifiées
25,5% des grossesses non désirées.
Ces chiffres confirment ce que d'autres études avaient démontré mais son intérêt fut de l'ajuster aux conditions socio-économiques.
En classant les catégories en fonctions de ces critères là, on retrouve la notion qu'une grossesse non désirée a 30% de risque supplémentaire d'évoluer "péjorativement", retard de croisssance intra utérin ou accouchement prématuré.
Autre constatation, les enfants issus de grossesses désirées bénéficient plus souvent de l'allaitement maternel. (JW 0399)