Le coeur du débat

IVG ET VIOLENCE

Une loi ! Sinon le malheur.

J'ai du mal a me faire une opinion "sûre" sur l'avortement. C'est un acte grave et la décision d'avorter ne se prend pas a la légère, elle laisse aussi des traces toute une vie.
Comme je pense, qu'un dialogue avec ces femmes est indispensable mais pas pour convaincre. Ce que cherche une femme en détresse, c'est une écoute attentive, pas des conseils. Chaque histoire est bien particulière et le passe et le pressent de cette femme doivent être pris en compte. Souvent, c'est un appel lance vers quelqu'un. Parfois, certaines personnes ou groupuscules vont jusqu'à culpabiliser la femme au nom de la religion. Je trouve cela inadmissible que l'on prenne la religion en compte.
Pour moi, c'est une affaire d'humains pas d'une parole "sacrée".
Comment réagissez vous quand une femme vous dit qu'elle est enceinte suite a un viol, ou un inceste ? Croyez vous que cette femme puisse accepter cette grossesse, cet enfant qui lui rappellera un acte d'une violence inouïe, croyez vous que cet enfant sera heureux d'être le fruit de ça ?
Il y a quelques années, Claire Fontana (Responsable d'un commando anti avortement) a répondu a un journaliste que si sa fille de 15 ans se retrouvait enceinte suite a un viol, elle l'aiderait a surmonter, elle lui dirait que c'est la volonté de Dieu et ensemble elles élèveraient cet enfant. Comment au nom de la religion, peut on décider si c'est bien ou mal ?
Et cette femme a qui on annonce que l'enfant qu'elle porte est atteint d'un grave handicap, comment doit elle réagir, trouvera t-elle la force en elle de mettre au monde cet enfant, assumera t-elle de consacrer sa vie a ce petit être qui n'a pas choisi, a t-elle le droit de donner la vie dans de telles conditions ?
Si cela m'arrivait, j'avoue que je ne pourrais pas assumer.
La loi Veil existe, heureusement. Cela a sauve la vie de milliers de femmes. Il n'y a pas si longtemps de ca, il fallait avorter dans des conditions terribles au risque d'en mourir.
Il y a des solutions comme vous le dites. La première des solutions est d'éduquer, d'informer sur les méthodes de contraceptions. A l'heure actuelle, il ne devrait plus y avoir d'avortements mais hélas cela arrive encore.