Le coeur du débat

A PROPOS DU PACS

Pacs vobiscum

Les spécialistes de la communication ont cru qu'il suffisait de voiler le CUS pour nous laisser aller en pacs ; nous nous retrouvons en pleine guerre.
Est-ce à un juste titre, c'est à dire pour défendre le progrès, ou bien parce qu'il y aurait trop de nostalgiques d'une morale dépassée par l'évolution des faits ?
Il est possible de montrer que le pacs ne relève pas du progrès, soit de ce qui pourrait aider le couple et favoriser les mœurs.
Pourquoi ?
Parce qu'un mariage - disons-le - est toujours dans les bons cas, ménage à trois. Pour qu'un couple es effet maintiennent sa solidarité en dépit des difficultés propres à la vie commune, il lui faut la compagnie d'un tiers : appelons le sacrement, cérémonie civile, fête collective, bénédiction parentale, etc, bref une instance, voire un temps représentatifs de ce D.ieu lare dont on souhaite qu'il s'invite chez les mariés, leur permettant d'inscrire les obstacles au crédit, et non pas seulement au débit de leur union.
Tout arrangement conçu au nom du confort est voué à l'échec, car le couple ne sera jamais au bon degré d'une telle échelle.
Et l'amour ? voudrait-on objecter. On sait qu'il est fugace et que sa fragilité peut avoir à souffrir du réalisme de la vie partagée.
Le souci d'aider les couples marginaux ne peut passer par le mime d'une cérémonie comme le mariage car le D.ieu lare que nous évoquons ignore l'homosexualité puisqu'il n'est pas séparable de la fécondité. Aussi, dans ces cas, la possibilité d'un contrat devant notaire devrait permettre de satisfaire aux contraintes d'ordre civil invoquées pour justifier le pacs. Si celui-ci est mauvais, c'est parce que demain des jeunes en prendront alibi pour éviter le mariage et que, au nom du confort et d'un progrès mal pensé, leurs parents leur auront eux mêmes ménagé une insatisfaction supplémentaire dans la tentative de vivre en couple.
Charles Melman.