| L'invité du magazine |
Notre invité est le professeur Claude Colette. Je vous présente un homme pour lequel nous sommes nombreux, dans notre profession, a
avoir beaucoup d'estime. Le professeur Claude Colette est, soi disant, à la retraite. En
fait, cet homme, moderne à tout jamais, saisit l'opportunité que lui offre le web pour
faire ce qu'il a toujours aimé faire : se rendre utile. |
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Le siècle meurt. Vivez !!Lorsque ce siècle est né, c'était "la Belle Epoque" mais, le saviez-vous, c'était aussi "la Grande Peur de l'Amour". Ni Alphonse Daudet, l'écrivain, ni les futurs Présidents français et américains (Deschanel et Wilson) ne savaient qu'ils mourraient célèbres et syphilitiques mais, dans les alcôves, les bals et les cafés, régnait une grande crainte, celle du péril vénérien. L'éradication du mal a commencé avec le dépistage et la prévention réfléchie. Actuellement les quelques injections de pénicilline qui guérissent toujours sont plus redoutées que la maladie. Le rôle du tréponème pâle, responsable de la syphilis, a été repris dans le remake du péril vénérien par le virus du S.I.D.A. Certains hésitent entre la résignation aveugle et l'insouciance fataliste. Ils ont tort. Déjà des populations dites à risques se protègent. Elles se protègent totalement et absolument pour les hémophiles, plus efficacement qu'avant pour les homosexuels, avec quelques résultats pour certaines populations africaines mais encore relativement peu pour les toxicomanes. Le visage de l'épidémie, lui, se transforme donc en bien. Pourtant, me répliquerez vous, des aspects nouveaux apparaissent. Oui, je le sais, les femmes sont plus vulnérables que les hommes dans un rapport hétérosexuel avec partenaire infecté et les plus jeunes (15/25ans) payent le plus lourd tribut. Laissez moi vous rapporter l'image des trois barques pour vous convaincre du bien
fondé de la prévention. Beaucoup plus tard, aujourd'hui, je veux vous dire que ce siècle qui meurt ne doit pas vous empêcher de naviguer. La raison évite la présence inattendue d'un passager clandestin embarqué sans prévenir. Ce virus spiculé ne doit pas être le passager clandestin que votre jeune corps vigoureux aidera à passer le cap du siècle. Vous pouvez et vous devez vivre dans la quiétude propice au plus doux des abandons. Le siècle prochain a besoin de tous ceux qui aiment. Professeur Claude Colette. |