Votre vécu

ACCOUCHEMENT A L'ANCIENNE

Bonjour, J'ai accouché le 21/10/98. Cela devait être une fête pour moi et mon mari. A une semaine du terme, je commençai à être préssée de voir enfin ce petit bout de chou. Rassurée par l'équipe de la maternité, je n'attendai plus que les contractions qui se faisait rares. Et un beau soir, ma poche des eaux se rompt. Joie, empressement...
Je contacte mon mari qui travaille, lui demandant de me rejoindre à la maternité pour assister à la rencontre de notre fille, puis je contacte une amie, qui paniquée, m'emmenera à l'hopital... Je la rassurai tout le long du trajet, car pour elle (comme pour moi d'ailleurs) c'était une première. Mais moi, j'attendai ce moment depuis tellement longtemps.C'est donc sans aucunes craintes que j'arrivai. Mon mari était déjà là, on nous fait rentrer dans la première salle de travail, il est 21 heures... Les contractions commencent à venir, je les supportent car chacunes d'elles me rapprochent de mon enfant.
Les heures passent, la nuit passe avec une équipe super. Au petit matin, mon col n'est toujours pas ouvert, bien que j'ai eu toute la nuit des contractions. l'équipe change, on me fait changer de chambre, j'intègre la salle de travail. Mais là aussi, mon col n'est toujours pas ouvert (à peine 2...). Je commence à fatiguer mais rassure mon mari: "c'est pour ce matin". Fatigué lui aussi, il rencontre la sage-femme pour savoir s'il peut s'absenter pour se raffraichir. La sage-femme lui dit que oui et lui propose même de faire un petit somme chez nous. Il part, je suis seule et déjà moin rassurée: sa présence me manque. A peine est il parti que la sage-femme vient me voir pour me ditre que l'on va m'injecté un produit pour augmeneter les contractions. Mon mari arrivera une heure après, me trouvant extènuée, ne supportant plus les contractions... Je n'ai pas dormi de la nuit, attachée à suivre les contractions par les systèmes de respiration que l'on nous a appris, et là je fatigue, je n'en peux plus surtout depuis cette injection qui augmente, non pas en fréquence mais en douleur, les contractions. Il ne comprend pas que cela se soit fait en son absence, il voulait être là pour me soutenir pas seulement pour "recevoir ce petit être"... cela dure 2 bonnes heures, la sage-femme vient me voir pour me dire de me calmer, que je ne suis pas la seule, qu'il faut que je prenne sur moi... Mais cela fait depuis la veille que je prend sur moi, et là, je ne peux plus... Mon mari retourne la voir en apparté, mon col n'est ouvert qu'à 3 et demi, il réclame la péridurale, ce qu'elle refuse. Il lui fait alors du "chantage", prétendant aller voir le chef de service ci celle-ci ne fait rien... Cela la fait réagir, et une demi heure plus tard, j'ai la péridurale...
Plusieurs fois, on me demandera de changer de positions car le bébé emet des signes de souffrance...Je n'accoucherai que bien des heures plus tard, à 16 h, et là encore, ce ne fut pas tel que je l'avais espéré. La sage-femme me demande d'arréter la péridurale, ce que je fais. Je voulais faire naitre mon enfant dans la position que l'on m'avait apprise, avec l'aide de mon mari? La sage-femme refusa et me demanda de faire naitre mon enfant en poussant dans la position qu'à cette même maternité, on nous avait déconséillé...Mon mari devait couper le cordon, il n'en fut rien, la sage-femme le fit à peine ma fille sortie... Je ne profitais pas pleinement de mon accouchement comme je l'aurais voulu, me faisant l'impression d'être un pantin. seul le fait de pouvoir avoir ma fille contre moi me fit oublier tout cela, bien qu'il a encore fallu l'intervention de mon mari pour que je la récupère au plus vite pour la mise au sein. Après, tout s'est bien passé, heureusement... Je n'ai plus eu à faire à cette sage-femme, et appris seule à connaitre mon enfant. Mon seul regret encore aujourd'hui est de ne pas avoir pu être plus active dans ce premier accouchement, de l'avoir subi.

J'aimerais pour le prochain trouver une équipe plus compréhensible, expliquant ce qu'il se passe et me donnant le choix pour faire naître mon enfant. J'ai eu l'impression d'accoucher "à l'ancienne", et de subir les humeurs de cette sage-femme. Après renseignement auprès d'amies ayant accouchée avec cette même personne, leur déception était la même. Heureusement, pour le fin mot de cette histoire, l'amour que nous partageons tous les trois est si réconfortant que très vite cela ne fut plus qu'un souvenir. Mais quel dommage de garder ces impressions pour un si beau jour...

Aujourd'hui, Romane est un superbe bébé de 4 mois, 6 kilos 7 pour 66 cm... qui nous offre chaques jours de superbes sourires...(Valérie-Cyril)
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