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La
deuxième consultation DE GROSSESSE
Relire et commenter vos résultats d'analyses
Albumine et sucres dans les urines, c'est exceptionnel qu'on s'y
arrête.
Sérologie BW, la syphilis, c'est aussi tout à fait
exceptionnel.
Parfois, une des recherches est positive… mais c'est pas la maladie.
Ca peut avoir tout de même des conséquences sur la prise en charge de
la grossesse parce que ça indique que votre organisme fabrique des
anticorps contre certains de ses propres composants. Cette pathologie
est responsable de fausses couches spontanées. On peut vous proposer un
traitement. Ce sera parfois tout simplement un petit sachet d'aspirine
par jour ou bien une injection sous cutanée quotidienne. C'est destiné
à éviter que le sang ne coagule dans les vaisseaux qui nourrissent le
baby.
Sérologie HIV.
Si c'est positif et que vous ne le saviez pas, ça va vous faire un
coup. Difficile de dire que vous allez prendre ça avec le sourire mais
pas de panique. On a des solutions maintenant. On n'en est pas encore à
vous promettre la guérison mais on est loin, grâce au ciel et aux
chercheurs, de la sentence que cette découverte signifiait il y a une
dizaine d'années.
Qu'est ce que ça déclenche en pratique ? Le problème est délicat à
aborder, comme ça, dans la question "deuxième consultation",
il vaut mieux se référer au chapitre (à venir) toxicomanie du site.
Sérologie rubéole.
Plus de 9 femmes sur 10 sont déjà immunisées, soit qu'elles l'aient
attrapée, soit par la vaccination. Lorsque vous allez chez le gynéco
pour la pilule, faîtes vous prescrire une sérologie et si vous êtes
négative, demandez lui de vous prescrire le vaccin. Simplifions nous la
vie. Oui, vous avez raison. C'est à lui d'y penser. Mais le pauvre, il
est si occupé…
On recherche donc les anticorps, deux sortes d'anticorps. Les IgG
signifient que vous êtes immunisée depuis un moment. Les IgM que
l'infection est plutôt récente. C'est schématique mais c'est vrai
dans 95% des cas. Pour plus de détails, voir les articles qui y sont
consacrés. Pour la rubéole, on dose rarement les IgM.
Si l'analyse révèle que vous avez des IgG à un taux donné, il est
plus prudent de faire refaire l'analyse trois semaines plus tard pour
s'assurer que le taux est inchangé ou très proche. Vous êtes
immunisée, même si vous étiez mise en contact avec un enfant qui a la
rubéole, vous ne risquez rien, ni votre bébé. Désormais, pour cette
grossesse et les suivantes, vous serez dispensée de refaire l'analyse.
Si c'est négatif (pas d'anticorps retrouvés dans le sang), jusqu'à
quatre mois et demi de grossesse, il faudra faire attention.
Attention à quoi ? Attention à ne pas entrer en contact avec une
personne qui en serait atteinte. Facile à dire. On peut être amené à
faire déplacer de poste une femme qui travaillerait en contact
d'enfants, ou à l'arrêter jusqu'à 20 semaines d'aménorrhée.
Et si vous étiez entrée en contact avec un enfant qui a la rubéole ?
Alors… Il n'y a pas de parade, en pratique. Il y avait des sérums
anti-rubéoliques. Ils étaient conseillés dans tous les articles
écrits sur le sujet mais ceux qui écrivaient les articles ne
semblaient pas les avoir jamais prescrits car, renseignements pris, ils
coûtaient plus de 1000 francs l'ampoule, et devraient être injectés
en cures répétées. De toute façon, c'est réglé, ça n'existe plus.
Restent les sérums polyvalents, sans efficacité. Reste à espérer et
surveiller.
Si vous n'êtes pas immunisée, il faudra aussi refaire régulièrement
l'analyse.
Si des anticorps apparaissaient avant 16 semaines d'aménorrhée, et
bien… Il n'y a pas d'autres solutions que l'interruption de la
grossesse, les malformations occasionnées par la rubéole congénitale
sont terribles.
Entre 16 et 20 semaines, ça se discute avec les confrères
spécialisés en médecine fœtale.
Sérologie toxoplasmose.
Là, on vous dosera les IgG et les IgM.
Quels sont les cas de figure ?
IgG présents et IgM absents : Vous avez eu le parasite dans votre corps
et il y est encore vraisemblablement mais sous contrôle, c'est ainsi.
Il ne risque pas de se raviver hormis chez les personnes fortement
immunodéprimées, en pratique les malades du sida.
Pour les autres donc, pas de précautions particulières. Là aussi,
plus de contrôles.
Pas d'IgG, pas d'IgM : Vous n'êtes pas immunisée, il faudra faire
attention et là, on sait vous conseiller : laver ses salades, faire
cuire sa viande et se méfier du mouton. Voir plus dans l'article qui y
est consacré.
Des IgM présents : il y a un doute : peut être êtes vous en
train de faire une toxoplasmose. Il faut un nouvel examen dans 2
semaines et entre temps, traiter par antibiotique ou envoyer le sérum
à un labo spécialisé qui fera un test d'avidité.
En cas d'infection en cours, en plus du traitement antibiotique, on vous
propose un protocole qui diffère selon l'âge gestationnel. Le
principe, c'est d'abord de surveiller à l'écho l'apparition de kystes
chez le fœtus et au moindre doute, de faire une amniocentèse, voire
une ponction de sang fœtal.
Groupe sanguins et rhésus.
Le groupe, ça n'a pas beaucoup d'importance, A, B, voire AB, peu
importe. Ah, tout de même, il vaut mieux avoir le même groupe que le
gynéco. Comme il est sur place lors de l'accouchement, on pourra le
saigner pour vous transfuser (c'est pour rire, mais ils le mériterait
peut être parfois s'il vous a laissé saigner sans réagir).
Le facteur Rhésus, il est négatif ou positif. Le saviez vous ? Le
premier qui se soit prêté à l'expérience, c'est le facteur qu'on
voit dans la publicité de Ricoré, c'est de là que vient le nom. C'est
pas vrai. Qu'est ce qu'on s'amuse ! De toutes façons, vous ne m'aviez
pas cru.
Plus sérieusement, il s'agit d'une empreinte, présente ou non, sur les
globules rouges. Si maman ne l'a pas sur ses globules et que papa l'a,
bébé peut avoir hérité de son père. Comme il arrive parfois que les
globules de bébé aillent dans les artères de maman, son organisme,
qui ne connaît pas cette marque, la prend pour un microbe et fabrique
de missiles pour la détruire. Ces missiles, s'ils passent le placenta,
vont détruire les globules de bébé, qui sera anémié comme s'il
avait perdu son sang.
Si maman est Rhésus négatif, c'est à dire qu'elle n'a pas la marque
en question sur ses globules, elle aura régulièrement des prises de
sang pour s'assurer qu'elle n'en fabrique pas.
Glycémie à jeun.
On n'a plus le droit de la prescrire systématiquement. On le demande
quand on a un doute. Un diabète préexistant, un désordre glucidique
à une précédente grossesse ? Des diabètes dans la famille ?
Entre 0,9 et 1, 05 pas de problème. Ca ne dispense pas de vérifier au
cinquième mois la tolérance glucidique.
Des chiffres plus élevés, c'est un diabète. Il faut une prise en
charge sérieuse. Régime, insuline, et surveillance écho accrue.
Des chiffres plus bas. A contrôler.
(à suivre... Le médecin vous examine)
- édité le 25/08/00
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