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LA
POSE DE Stérilet.
Le stérilet
Le stérilet est un moyen de contraception. L'idée est ancienne. On
peut remonter à l'époque des caravaniers pour en trouver une variante.
Pour éviter de voir les chamelles fécondées par un chameau un peu
entreprenant, ils plaçaient des pierres dans le vagin des femelles.
Depuis, vous vous en doutez, la technique s'est affinée pour plus
d'efficacité et elle n'est plus réservée aux grandes migrations.
Le stérilet est un petit dispositif en polyéthylène, d'à peine3-4 cm
de haut, le plus souvent en forme de T, pour épouser la forme de la
cavité utérine.
Il en est de deux sortes : les stérilets au cuivre, présent sous la
forme d'un filament enroulé autour de la branche verticale ou
recouvrant les branches horizontales, le métal est sensé "décapaciter"
les spermatozoïdes, les gêner dans leur fonction de pénétrer
l'ovule. Il est probable que la présence du cuivre en infime quantité
sur la muqueuse contrarierait la nidation.
Les stérilets à la progestérone. Ceux ci renferment, sur la branche
verticale, un petit réservoir contenant de la progestérone. Une petite
quantité est libérée chaque jour. Elle a un effet local sur la
muqueuse, qu'elle atrophie, rend impropre à la nidation, mais sans
doute aussi une partie se retrouve t elle dans la circulation
générale. La communication du laboratoire n'est pas constante à ce
sujet. C'est tantôt utilisé comme argument publicitaire, tantôt
renié.
Les patientes sont souvent étonnées du volume de la boîte qu'elles
font chercher à la pharmacie. Celle ci contient l'inserteur, un conduit
en plastique qui permet la pose.
Les indications
Le stérilet s'adresse à celles qui sont désireuses de contrôler
leur fécondité. Pour des raisons de prudence, qui ne font d'ailleurs
pas l'unanimité en Europe, on déconseille, voire refuse aux femmes
sans enfant, la pose d'un stérilet. Ces patientes sont susceptibles
d'avoir plus de partenaires et donc de risquer d'être en contact avec
des germes responsables d'infections génitales. La présence du
stérilet dans ces cas là serait à l'origine de séquelles plus
importantes.
- Choix du stérilet
On choisit d'abord le type de stérilet, au cuivre ou à la
progestérone, puis la forme, le type.
Le stérilet à la progestérone. Il y en a deux mais l'un d'entre eux
n'est plus utilisé, il fallait le changer tous les 18 mois.
L'autre est donné, par le laboratoire qui le commercialise pour une
durée de cinq ans. Ce genre de stérilet convient particulièrement
bien à ces femmes qui ont des règles abondantes, accompagnées de
caillots. En effet, comme on l'a vu, il réduit les saignements par son
action sur la muqueuse. Cette action et sans doute la petite quantité
de progestérone qui se retrouve dans la circulation générale sont à
l'origine de périodes sans règles et de fréquentes tensions des
seins. Ces désagréments sont parfois mal vécus par la patiente qui
craint craint d'y voir les signes d'une grossesse. L'aménorrhée est
interprété parfois comme un ménopause précoce par ces patientes qui
se situent souvent autour de la quarantaine. Certaines habitudes
culturelles s'accommodent mal de cette absence de règles auxquelles on
prête parfois des vertus de régénérations sanguine, d'élimination
des toxines.
Le stérilet au cuivre. Sa présence n'influe pas sur le cycle en lui
même mais peut influer sur le volume des règles. En effet, il est
classique de voir s'allonger la période de saignement et apparaître
des caillots après la pose. Le médecin choisit en général un
stérilet qu'il a l'habitude de poser.
Techniques de pose
Le premier temps de la pose consiste à mesurer la profondeur de
l'utérus. On utilise pour cela un hystéromètre. C'est une tige en caoutchouc,
à usage unique, de 2-3 mm de diamètre, graduée, qu'il faut introduire
dans le col et pousser jusqu'au fond utérin. L'utérus est coudé au
dessus du col, en avant, quand il est antéversé, c'est la plus
fréquent, en arrière en cas de rétroversion. Comme l'hystéromètre
est droit, il faut réduire cette courbure. On le fait généralement en
accrochant le col à l'aide d'une pince à col et en tirant dessus
modérément. Quand la patiente est mince et que l'on perçoit le fond
utérin au dessus de la symphyse, il suffit parfois de pousser sur le
fond utérin pour le faire descendre et introduire l'hystéromètre.
C'est moins douloureux.
La mesure obtenue sert à calculer jusqu'où on poussera l'inserteur du
stérilet.
On différencie deux sortes à la pose, ceux que l'on pousse, dont les
branches se plient pour être introduites dans l'utérus et ceux qui
sont pliés pour tenir dans la tige de l'inserteur et dépliés dans la
cavité.
La pose des premiers est, on s'en doute, un peu plus douloureuse que
celle des seconds. Par contre, elle est plus simple car elle requiert
moins de manipulations.
Une fois posé, on coupe le fil. Cela peut paraître un détail mais ça
n'en est pas un pour l'utilisateur. En effet, Il y a deux fils. Ils sont
solides puisqu'ils doivent permettre de retirer le stérilet dans trois
à cinq ans. Ils sont présents dans le vagin. Souvenez vous qu'il
s'agit là de contraception et qu'ils doivent permettre une utilisation
normale de l'organe, c'est a dire le rapport sexuel. Le partenaire peut
être gêné par la présence des fils. Le volume, petit ou grand
pénis, n'a pas d'importance. Si les fils restent droits, ils vont
blesser la verge. Ils blesseront d'autant plus qu'ils auront été
coupé en biseau. La technique de la coupe mérite attention. Il faut
repousser un peu le fil dans le vagin, il se courbe, dessine un S. Il
faut alors couper le fil perpendiculairement, au centre du S, à une
distance de trois centimètres environ de l'orifice cervical. Il faut
couper les deux fils de la même longueur. Lorsqu'on laisse une distance
de trois centimètres, on permet aux fils de se recourber sur le col.
Ainsi le bout des fils pointe vers le haut et ne pique pas la verge.
Parfois, on est contraint de les couper plus courts. Il faut alors les
couper à l'intérieur du col. Ca n'est pas facile parce qu'on ne peut
pas tendre le fil pour le couper et on prend le risque qu'il ne soit
plus accessible pour le retrait.
- Incidents durant la pose.
Le passage d'un instrument, fut il aussi étroit qu'un hystéromètre
peut déclencher un malaise vagal. Comptez alors un bon quart d'heure
pieds relevés à occuper l'attention de votre médecin avant de pouvoir
vous asseoir dans la salle
d'attente.
Certaines personnes, sensibles, émotives, peuvent avoir des crises de
tétanie.
Ce sont des incidents rares.
Votre médecin sera particulièrement vigilant si vous avez eu une
césarienne à un précédent accouchement. Le risque de perforer la
cicatrice de césarienne n'est pas nul, surtout si l'utérus est
rétroversé et que la cicatrice se trouve donc exactement à l'angle de
la courbure de l'utérus, juste devant le trajet "naturel" de
l'hystéromètre. L'usage plus fréquent du matériel à usage unique,
moins contendant, diminue la fréquence tels problèmes.
Le risque de perforation n'est pas nul quoique très faible.
- Incidents après la pose.
Le risque infectieux
Il est classique mais rare. Il se traduit dans les jours qui suivent la
pose par des douleurs pelviennes, des saignements et des pertes
abondantes malodorantes. Les précautions d'asepsie et surtout la
généralisation de l'usage du matériel à usage unique en diminuent le
risque.
Passé le premier mois, le stérilet est très rarement responsable, par
sa seule présence, d'une infection génitale mais il peut aggraver,
faire flamber, une infection sexuellement transmissible.
- Les intolérances, les rejets.
Ils surviennent souvent rapidement après la pose. Il s'agit
fréquemment de stérilets qui n'ont pas été posés convenablement
au sein de la cavité utérine, mais laissés dans le canal
cervical. Plus rarement, ils ont expulsé par des utérus porteurs
d'une anomalie passée inaperçue, utérus cloisonnés, bicornes, bifides, qui ne
peuvent pas contenir un stérilet. C'est l'intérêt, entre autre, de disposer d'un échographe pour
visualiser l'utérus avant la pose.
- édité le 25/08/02
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