| L'opération césarienne | |
LES COMPLICATIONS DE L'OPERATION CESARIENNE Elles surviennent dans 5 à 10% des cas, selon les séries, avec des gravités variables. Existent Les complications inhérentes à toute intervention chirurgicale. Les anesthésies générales n'ont pas une innocuité garantie : Un Ministre en a fait récemment la cruelle expérience. La rachianesthésie, expérience faite me paraît intéressante, mais, si c'est possible (délai de 20à 30 minutes nécessaire). Les autres méthodes sont moins constamment efficaces (acupuncture). Des blessures peuvent survenir d'organes en position, ou de structure pathologique : intestin bridé par une adhérence, vessie étirée sur une tête anormalement saillante ou même, ça m'est arrivé, uretére congolais fixé par une bilharziose. Les hémorragies ont été évoquées. Elles peuvent conduire à l'ablation hémostatique de l'utérus (hystérectomie) : c'est exceptionnel, d'autant qu'on peut très bien et sans inconvénient lier les deux artères utérines ! Cet organe est exceptionnel et étonnant dans ses réactions, même pour le praticien chevronné. Les complications postopératoires sont psychologiquement les moins bien admises et supportées. Les phlébites et le risque d'embolie mortelle peuvent être prévenus si l'éventuelle anémie est corrigée vite et suffisamment, permettant une reprise rapide de l'activité (lever précoce). Les hémorragies tardives sont spectaculaires, inquiétantes, peu prévisibles, mais heureusement rares. Elles peuvent nécessiter une nouvelle intervention d'hémostase. Les infections sont de loin la complication la plus fréquente. Les boissons prises avec parcimonie expliquent certaines d'entre elles. Parfois, c'est un germe vaginal, jusque là simplement supporté qui soudain déclenche sa virulence dans les tissus meurtris. La paroi peut même suppurer et retarder la sortie. Il est rare qu'en restent des séquelles. Il ne faut pas négliger les difficultés à trouver leur respiration de ces nouveau-nés qui n'ont pas connu les bienfaits du stress offert aux autres par Dame Nature, les obligeant à comprimer leur thorax dans le passage habituel (3% des enfants nés par césarienne avant tout début de travail).
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