| Le coin de l'allaitement |
L'ALLAITEMENT MATERNEL ET SES INCIDENTSVoici la liste des seize affections pour lesquelles le lait maternel exerce un effet
préventif, mathématiquement prouvé par la statistique et que les Britanniques ont
colligé en 1993. Les conditions artificielles de notre vie actuelle s'accompagnent du désir d'intellectualiser, et donc, d'apprendre à bien faire. Pourquoi pas ? Avant toute grossesse La jeune femme doit surtout rester naturelle, et par exemple ne pas céder à une pudeur trop rigide lui interdisant par exemple de vivre les seins nus dans les circonstances favorables : il n'y a pas de menace infectieuses dans l'air ! ! Elle peut, de plus, avec intérêt, s'imprégner des avantages de l'allaitement maternel, qu'ils soient rationnels ou sentimentaux (c'est important les sentiments !). Pendant la grossesse Qu'elle n'hésite pas à solliciter les conseils de praticiens compétents (médecins,
sages-femmes, puéricultrices). Toutes ses questions sont judicieuses, puisqu'elle se les
pose : qu'elle ne les garde pas pour elle. Elle sera toujours écoutée et très souvent
renseignée. A la naissance Dès que possible, l'enfant doit être confié à la mère, c'est à dire tout
naturellement posé, peau à peau, sur la partie supérieure de son ventre. Il est
toujours merveilleux, au sens profond du terme, de pouvoir contempler cette prise de
contact. Très souvent la jeune merveille de la Nature lance ses petites mains qui vont
bien évidemment saisir un sein. La première approche du jeune mammifère est faite de
séduction . C'est le moment où du reste la mère est le plus sensible à cette
séduction du faible vis à vis du fort. Son empreinte est à ce moment marquée de
manière indélébile. Chez certaines espèces cette période du tissage de liens
indélébiles est relativement courte. Ainsi la brebis qui n'a pas léché son agneau dans
les instants de sa naissance ne le reconnaîtra plus le lendemain comme son petit. Nous ne
sommes pas des moutons, certes, certes, mais quand même ! Les incidents de l'allaitement Dès les premières tétées, la mise au sein peut être douloureuse : Ce sont des crevasses du mamelon qui a trop macéré et qu'une succion un peu trop vigoureuse a légèrement écorché. Tout s'arrange avec la mise au sec des tissus, un onguent après la tétée et un apprentissage du trop vigoureux petit goulu. Pendant les premiers jours Il peut arriver, soit une insuffisance, soit une surabondance de lait. Commençons par la première éventualité, l'insuffisance. Deux incidents peuvent inquiéter : l'obstruction d'un ou de plusieurs canaux lactés, d'une part et les infections d'autre part. L'obstruction entraîne une douleur liée à la rétention dans un ou plusieurs lobules(ils partent de la périphérie pour atteindre le mamelon). Comme l'obstruction est due à du colostrum un peu caillé, il suffit de liquéfier le bouchon ou de l'aspirer au tire-lait. Mais on peut éviter l'incident par le calme, la décontraction et les tétées suffisamment fréquentes. Les infections ne conduisent à l'abcès que si elles sont négligées. La simple lymphangite est déjà bruyante, avec ses traînées rouges et son accès de fièvre à 40°. Elle n'est pas grave : des compresses, une désinfection soigneuse du mamelon après chaque tétée et tout continue. Il est devenu rare en effet d'observer le stade suivant de la lymphangite, avec la perception d'un canal infecté(galactophorite) qui nécessite quelques piqûres. L'allaitement est exceptionnellement interrompu. Pour mémoire citons les abcès qu'autrefois il nous fallait inciser. Des cas particuliers existent, tenant à des circonstances elles même particulières. Je ne les traiterai pas toutes. La plus fréquente est celle du transfert en pédiatrie du nouveau-né prématuré ou nécessitant une surveillance spéciale. Bref, il s'agit d'une séparation qui ne doit pas être un sevrage(en vieux Français sevrage veut dire séparation au sens large). Rassurez vous, les pédiatres feront eux aussi tout pour vous permettre de nourrir votre enfant :tire-lait ; transport sont organisés. Les contre-indications à l'allaitement sont tellement rares que je renvoie les lectrices à leur médecin pour le sérieux de la prescription et la technique d'ablactation bien connue partout quoique parfois d'apparence diverse. Je conclurai par une constatation qui m'a toujours surpris : certaines jeunes femmes hésitent à allaiter par pudeur, craignant de montrer leurs seins. Je peux leur affirmer que personne n'éprouvera à leur égard, dans ces circonstances autre chose qu'un grand et profond respect, le même que chacun éprouve à l'égard de sa propre mère. Et, si par la plus grande exception, ceci arrivait, fixez dans les yeux l'importun et demandez lui :" A quoi vous ont servi d'abord vos lèvres, odieux mammifère ? "
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