|
CES (GROS) MAUX QUI FONT DU MAL
Les contractions utérines
Au cours des derniers mois
Les contractions utérines posent le problème de l'accouchement prématuré.
Elles se manifestent par des douleurs en bas du ventre, des deux côtés, et dans les lombes. Elles sont fugaces, passagères et s'accompagnent d'un durcissement de l'utérus et mictions plus fréquentes encore. Avoir quelques contractions par jour, jusque 10 à 20 non douloureuses, c'est normal, quelques-unes par heure et senties douloureusement, c'est pathologique.
Le risque, alors, est de voir le col se raccourcir puis s'ouvrir et enfin l'accouchement survenir prématurément, avant que le fStus ait complété sa maturation.
Les conséquences pour l'enfant vont du simple séjour en couveuse au décès, en passant par les séquelles plus ou moins graves. Les contractions méritent d'être reconnues et traitées. On peut comprendre la hâte que ressentent les futures mamans à en finir. Néanmoins, mieux vaut savoir ce qui attend les bébés dans cette éventualité.
Depuis peu, on est revenu sur quelques certitudes qu'on avait au sujet des accouchements prématurés.
- Sur la cause des accouchements prématurés. On a évalué les conditions sociales, environnementales et professionnelles des femmes enceintes et on a pondu le CRAP, coefficient de risque d'accouchement prématuré. En fait, il apparaît que le facteur infectieux est prépondérant. Les situations que l'on redoutaient se recoupent avec celles où l'infection est présente. Habiter au cinquième sans ascenseur, avoir le RMI et être mère célibataire, ça prédispose certainement à un accouchement prématuré mais si on est bien suivie et que la prévention des infections est correctement effectuée, on a des chances de mener sa grossesse à terme.
- Sur l'attitude thérapeutique.
- La progestérone a longtemps été prescrite pour "calmer" les utérus "irritables". On sait maintenant qu'il ne faut pas utiliser ces hormones durant la grossesse, surtout aux doses que certains préconisaient. Les hormones sont responsables de désordres dans le développement des organes du foetus, fût-ce des hormones naturelles.
- Les bêta-mimétiques sont des molécules qui détendent les fibres musculaires utérines. Elles ont de nombreux effets secondaires sur la parturiente. Ils ont été longtemps utilisés à la moindre contraction, pour des menaces mineures qu'un simple repos aurait suffit à juguler. Leur effet s'atténuaient au fil du temps, cela nous contraignait à augmenter les doses. On a eu tord d'en abuser. Ils gardent leur utilité pour les menaces sérieuses.
- Les traitements antibiotiques sont efficaces car ils s'attaquent à l'infection vaginale, cervicale, amniotique ou urinaire, souvent à l'origine des troubles.
- Le surfactant artificiel a constitué un réel progrès dans la prise en charge du prématuré. Quelques explications : le poumon est constitué de multiples logettes. Elles sont toutes comme des petits ballons. Imaginez que vous gonfliez un ballon, puis que vous le laissiez se dégonfler. Les faces du ballon vont se coller. Ce qui est important pour les logettes du poumon, c'est qu'elles restent ouvertes même quand elles sont vidées de l'air quand on expire. Elles restent ouvertes parce qu'à l'intérieur il y a un liquide particulier, dit tensio-actif. Il maintient les faces du ballon éloignées l'une de l'autre. Quand l'enfant naît prématurément, il n'a pas encore fabriqué ce liquide et quand son poumon expire l'air, il y a des unités qui s'accolent et ne sont plus opérationnelles. Un laboratoire pharmaceutique a réussi à fabriquer un produit qui ressemble au surfactant, le liquide tensio-actif. On peut aujourd'hui envisager de laisser ou de faire naître des enfants plus tôt et de leur administrer ce surfactant artificiel pour éviter la maladie des membranes hyalines des prématurés.
(à suivre... les diabète de la grossesse
|
|