Les interventions. Comment ça se passe ?

Par le professeur Claude Colette

Sommaire gynécologie-obstétrique

LES PROLAPSUS

Les techniques

Les contre indications opératoires sont actuellement exceptionnelles. Le pessaire n'est posé que si l'intervention implique un risque mortel évident. Des infections putrides, des cancers se développent dans les vagins irrités par le dispositif souvent alors oublié depuis des années.

Les prolapsus opérés impliquent toujours une intervention portant sur le périnée, mais parfois aussi un abord par incision sur l'abdomen . Cette dernière peut être courte, juste au dessus du pubis, pour permettre la correction d'une incontinence urinaire . Elle peut être courte également et ombilicale permettant une cœlioscopie faite pour compléter le diagnostic ou ajouter un geste chirurgical dans la cavité péritonéale. Plus rarement, il convient d'ouvrir par incision horizontale basse ou verticale s'il faut extraire, par exemple un très gros fibrome ou une lésion infectieuse adhérente à la paroi ou à d'autres viscères .

Comme il était décrit il y a déjà quarante ans plus de trente modes opératoires pour corriger l'incontinence urinaire liée au prolapsus, et que depuis il s'en est ajouté bien d'autres, le mieux, pour une équipe est de s'en tenir à quelques unes, bien maîtrisées au bloc et dans les suites.
Les temps opératoires portent successivement, et d'avant en arrière sur la paroi antérieure du vagin et sur l'urètre, puis sur le col et éventuellement le corps utérin, ensuite sur la parois postérieure du vagin et les muscles du périnée. La chirurgie anale est parfois nécessaire (incontinence, hémorroïdes, prolapsus muqueux ).
On le voit, la chirurgie des prolapsus est complexe et nécessite une expérience renouvelée fréquemment par une équipe qui veut être performante.

L'anesthésie

Si l'intervention est périnéale ou bien ne comporte par voie abdominale qu'un geste simple et unique, la rachianesthésie est appréciable par sa simplicité, son acceptabilité et son efficacité .