La pathologie obstétricale

Par le professeur Claude Colette

DÉFINITIONS

Toutes les espèces ne bénéficient pas de la protection offerte à leurs petits avant qu'ils ne sortent de l'œuf par une cavité plus ou moins remplie de liquide. Celui-ci permet de vivre activement sans risquer des chocs qu'amortit précisément un matelas aqueux. En disposent entre autres les mammifères dont nous faisons partie. Ce sont les amniotes. Voici pourquoi on les appelle ainsi.

La cavité est entièrement tapissée par une membrane qui recouvre aussi bien l'utérus que le placenta et même le cordon : C'est l'amnios qui se continue à l'ombilic directement avec la peau de l'abdomen de l'enfant à naître. Voilà pourquoi on parle de liquide amniotique.
Un litre et demi environ s'écoule lors d'un accouchement à terme.
L'excès, par expérience, est considéré comme anormal au-dessus de deux litres, que ce soit en raison de sa cause possible, mais aussi de ses conséquences prévisibles. Le mot polyhydramnios a été raccourci par l'usage qui préfère hydramnios.
Moins d'un quart de litre, et c'est une autre anomalie, avec ses causes, ses conséquences elles même fâcheuses : on parle d'oligamnios.

Certes, rappelons le d'autre part le liquide amniotique renferme de nombreux composants, chimiques (sels par exemple), biologiques (pigments biliaires entre autres), et microscopiques (cellules de la peau fœtale) etc..
Un prélèvement( amniocentèse) permet de les étudier.

 

édité le 15/12/2000