Le pêle-mêle de l'endocrinologie du cycle

La complexité hormonale

Il y a quelques années, les choses paraissaient simples.
Les ovaires fabriquaient des hormones, les oestrogènes en début de cycle et la progestérone qui venait en deuxième partie de cycle, si lovulation avait eu lieu. Ces hormones circulaient dans le sang et venaient arroser des organes cibles, dont les seins. La tension ressentie dans les seins par exemple était due, pensait-on, à labsence ou linsuffisance de progestérone.
Les choses se sont compliquées avec les progrès de notre acuité scientifique.
Les hormones ne sont pas fabriquées en continu comme on le pensait, elles sont émises en petits paquets, des bolus, comme une usine ne sort pas les boîtes de conserve une à une de ses ateliers mais par palettes de cent.
Les hormones doivent trouver un transporteur, comme les boîtes, qui les distribuera dans lorganisme, par voie sanguine et autre.
Elles se lient à ce transporteur par des mécanismes eux même régulés de façon complexe, puis sen détachent, toujours complexe. En reprenant l'exemple des boîtes de conserve, ça dépendrait du personnel, de la disponibilité des palettes, du ravitaillement en ce plastique qui recouvre les palettes.
Seule la fraction libre est efficace. Pour agir sur un tissu cible, elle doit être captée par un récepteur présent sur la membrane des cellules. Sa présence, sa disponibilité aussi, est régulée de façon complexe.
Puis cheminement dans la cellule, mise en jeu de cycles là aussi complexes et enfin action, initiation dune production.
Il y a donc plusieurs étapes où peut se produire une anomalie avec pour résultante un défaut defficacité de lhormone.
Docteur Albert Ohayon.

 

édité le 15/09/2000