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La supplémentation en vitamines et minéraux de la femme
enceinte.
Le principal problème que le soignant rencontre lors de la décision de supplémenter
la femme enceinte en vitamines et minéraux, c'est d'évaluer ce qu'elle absorbe déjà
dans son alimentation. Nous sommes, avouons le bien incapables de mener l'enquête
valablement. Sous nos climats, la nourriture est le plus souvent abondante et variée.
Qu'est ce qu'il reste à prescrire ?
L'indispensable se résume, osons le dire, dans la majorité des cas, à peu de chose.
- L'acide folique si possible en pré-conceptionnel et dans les deux premiers mois de
grossesse. Il en faut peu, entre 100 et 200 microgrammes par jour, et du "pas
cher", de l'acide folique. En effet, nul besoin d'acide folinique, utile uniquement
en cas de prise de méthotrexate, une thérapeutique anticancéreuse très rare pendant la
grossesse. Un comprimé d'une spécialité dont le nom commence par spé et finit par
foldine suffit.
- De l'iode, dans certaines régions et si on ne consomme pas un sel enrichi, ça peut
servir.
- Du fer, en cas d'anémie, entre 30 et soixante mg par jour, jamais plus d'un comprimé
de quelque fer que ce soit.
- Utile mais on y pense pas assez, la vitamine D3, une monodose suffit. C'est très utile
cas d'accouchement prématuré car il contribue à diminuer nettement la fréquence de
l'hypocalcémie et de certaines convulsions du nouveau né.
- En cas de traitement anti épileptique pris par la patiente enceinte ou
d'antituberculeux, on a intérêt à prescrire de la vit K1.
- édité le 13/06/99
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