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LE TORTICOLIS DE L'ENFANT
Qu'est ce que c'est ?
Le torticolis est une affection touchant le cou et la nuque, associée parfois à une
contracture musculaire (il y a 7 vertèbres cervicales, la première se nomme atlas, la
deuxième axis). Cette affection peut être d'origine congénitale (présente à la
naissance), infectieuse, traumatique, orthopédique, malformative ou neurologique.
Le torticolis se signale par une inclinaison de la tête. Cette inclinaison peut être
irréductible, c'est à dire qu'elle ne peut pas être vaincue, comme elle peut être
réductible lorsque l'enfant est détendu. Il est souvent douloureux d'essayer de réduire
un torticolis.
Du fait du nombre important de causes possibles, un torticolis doit faire l'objet
d'examens complémentaires quand une cause immédiate ne peut être retrouvée (comme par
exemple un exercice de gymnastique se soldant le lendemain par une nuque douloureuse) ; il
est également impératif de faire la différence entre torticolis et raideur de nuque,
comme celle qui existe dans les méningites, pour ne pas retarder un diagnostic grave.
Les torticolis les plus fréquents dans l'enfance sont ceux dont l'origine est
congénitale, malformative, infectieuse ou encore traumatique. Un torticolis peut
également être une expression d'une scoliose de l'enfant, d'une mauvaise coordination
entre les muscles oculaires, et même d'un reflux gastro-oesophagien.
Le traitement
Il est évidemment fonction de la cause du torticolis.
En cas de torticolis infectieux, la cause est le plus souvent une infection ORL, angine ou
même otite, provoquant une inflammation des ganglions du cou. Cette inflammation provoque
alors une contracture des muscles voisins. Anti-inflammatoires et repos sont de mise dans
ces cas.
Le torticolis congénital (4 enfants sur 1000 naissances) correspond le plus souvent à
une fibrose d'un muscle particulier du cou, le sterno-cléido-mastoïdien. Cette fibrose
pourrait être la conséquence d'une position extrême de la tête dans l'utérus de la
mère. La mauvaise position de la tête que provoque ce torticolis peut, sans correction,
aboutir à une déformation du crâne car les os du nourrisson sont très malléables. La
correction du torticolis congénital passe par une kinésithérapie ; ce n'est qu'en cas
d'échec de celle-ci qu'il faudra réaliser une intervention d'allongement du muscle ou de
son tendon pour rééquilibrer la position de la tête.
En phase douloureuse (p.ex. torticolis traumatique), et après avoir écarté une atteinte
osseuse par un bilan radiologique, le but initial sera de mettre la colonne cervicale, les
muscles et ligaments au repos. Ce repos sera obtenu par une traction cervicale, système
qui, enfant couché, tire très doucement sur la tête pour " remettre dans l'axe
" les éléments de la colonne cervicale. Le phénomène est similaire à l'action
que l'on a sur une crampe du mollet, quand on tire sur le muscle pour arrêter la
contraction douloureuse. Cette mise au repos strict sera maintenue jusqu'à disparition
des douleurs, puis l'enfant pourra se lever en portant un " collier " : il
s'agira d'un collier mousse adapté à sa taille (p.ex. collier de Schanz, qui limite les
mouvements avant-arrière et latéraux) ou, si la pathologie était plus lourde, une
" minerve " (collier plastique moulé qui empêche tout mouvement de la colonne
cervicale et soutient la tête).
Les autres types de torticolis (orthopédique, malformatif) nécessitent une prise en
charge hautement spécialisée : correction ou stabilisation d'une malformation osseuse de
la colonne cervicale, prise en charge précoce d'une scoliose. |
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