Surpoids et Obésité de l'enfant

PREVENTION DE L'OBESITE DE L'ENFANT

Intérêt d'une prévention

Isabelle. Il est préférable que les bonnes habitudes alimentaires se prennent tôt, le risque d'obésité à l'âge adulte étant étroitement lié au comportement alimentaire adopté dès l'enfance.
Odile. plus des 2/3 des enfants obèses seront des adultes obèses avec son cortège de maladies cardio-vasculaires associées à un excès de poids
Isabelle. Le risque d'obésité ou de surpoids est d'autant plus important que l'enfant fait partie d'une famille à risque de surpoids. D'autre part, le nombre de cellules graisseuse augmente en fonction des apports lipidiques, durant l'enfance.

Prévalence

Isabelle. La fréquence de l'obésité tend à augmenter partout dans le monde, essentiellement chez l'enfant en France. (+149 % sur une étude Française entre 1980 et 1996, enfants de 10 ans +/- 1 an)

Modification des habitudes de vie

L'augmentation de la prévalence de l'obésité de l'enfant est en partie due

  • Isabelle. Aux modifications des habitudes alimentaires, favorisant les aliments sucrés et gras tels que soda sucré (coca cola, jus de fruits), sandwich, restauration rapide, (Mac Donald par exemple).
    Odile. Les graisses cachées (pâtes feuilletées,charcuteries, gruyère à toutes les sauces...°sont beaucoup plus responsables de l'augmentation de l'obésité que le sucre seul .Il est vrai que l'association sucre et graisse est vraiment payante. Par contre le sucre est à l'origine des caries dentaires et coupe l'appétit pour autre chose de plus nutritif (gare au coca avant de passer à table!) Mais rappelons quand même que le corps n'est pas capable de mettre grosso-modo plus de un kilo de glucides en réserve alors que sa capacité à stocker les lipides est quasi illimitée. La lipogenèse à partir des sucres n'est vrai que pour des seuils caloriques journaliers très important de l'ordre de 4000 Cal/ jours ce qui est le cas des soumos mais pas de la majorité des enfants.
  • Isabelle. A la tendance à la diminution de l'activité physique, utilisation plus fréquente des escalators, voiture…
    Odile. En effet, n'hésitons pas à envoyer nos enfants jouer dehors par tous les temps avec des bottes et un imper si nécessaire! Veillons aussi à ne pas trop surchauffer maisons et appartements :lorsqu'il fait un peu frais le corps brûle ses calories pour nous réchauffer et non pour mettre du gras en réserve
  • Isabelle. A l'augmentation constante des activités de loisir statiques telles que télévision, jeux vidéo et ordinateur.

Quantités des aliments proposés

Isabelle. Essayer de laisser l'enfant réguler sa prise d'aliments selon son appétit, servir une portion en rapport avec son âge. La tendance est souvent de calquer les apports du " petit dernier " sur ceux du grand frère ou de la grande sœur. Chaque âge a ses besoins, différents en fonction des dépenses énergétiques. Ne pas forcer un enfant à finir son assiette.
Odile. C'est vrai, cela ne sert à rien mais apprenons aussi à nos enfants à ne pas gaspiller. Essayons en fonction de son appétit à lui apprendre à se servir seulement de la quantité qu'il pourra manger et à le resservir s'il a encore faim.

Qualité des aliments

Isabelle
  • Tous les livres de nutrition parlent de menus " équilibrés ". L'idée actuelle est d'apporter toutes les sortes d'aliments, en préférant certains produits par rapport aux autres.
  • Ne pas oublier que l'organisme d'un enfant est en pleine croissance, l'enfant a des besoins essentiels en protéines, en calcium, en vitamines.
  • Essayer de favoriser l'apprentissage de nouvelles saveurs pour l'enfant. Diversifier au maximum son alimentation, en fonction de ses goûts.
  • L'excès de produits gras ou sucrés semble néfaste. Cuisiner peu gras, préférer purée ou pomme de terre aux frites par exemple. Eviter de rajouter du sucre dans yaourts, petits suisses, fruits.
  • Essayer de ne pas privilégier les aliments à densité calorique haute (riche en lipides et en sucre)
  • De fait, il faut essayer de "désacraliser" les aliments sucrés et gras comme les desserts, les confiseries en évitant de menacer de priver l'enfant de dessert si le plat principal n'est pas terminé.
  • L'apport de Protéines doit être suffisant mais pas excessif. Diversifier les apports protéiques, penser à cuisiner du poisson, donner du jambon, de la viande blanche. Certains aliments autres que la viande apportent des protéines, ce sont les légumes secs, les produits lactés.
  • Donner un produit lacté à chaque repas permet d'apporter la ration en calcium nécessaire à la croissance.
  • Boissons : Favoriser l'eau pure. Eviter les sodas, jus de fruits apportant beaucoup de sucre

Odile.

  • Le goût s'acquiert et se réveille en fonction des sollicitations ( voir première partie de " réveillons nos papilles " appelée l'aventure du goût des premiers mois à l'adolescence.
  • Attention aux chips, grignotées à toute heure de la journée et qui payent bien (environ 570 Calories pour un petit paquet de 100g) le même poids de pomme de terre apporte 90 calories. A ce tarif on peut ajouter sans crainte un petit morceau de beurre frais! Un gramme de graisse apporte 9 calories alors qu'un gramme de sucre apporte 4 Calories.
  • Les sucres: une cuillère à café de sucre dans un yaourt apporte une vingtaine de calories: le problème de surpoids n'est pas là. Par contre je suis d'accord pour les fruits qui sont naturellement sucrés.

Rythme des repas

Isabelle
  • 4 repas, éviter de donner gâteaux, confiseries ou boissons sucrées en dehors des 4 repas principaux.
  • Donner un bon petit déjeuner, lait, céréales, fruits, selon les goûts de l'enfant
  • Attention aux goûters trop copieux. Eviter les barres chocolatées, énergétiques, renfermant beaucoup de corps gras et de sucres
  • Si l'enfant refuse son repas ou fait un repas léger, éviter de proposer un aliment en dehors des 4 repas, en "compensation".
  • Lutter contre le grignotage en dehors des repas, devant la télé ou le jeu électronique. Ces apports alimentaires sont souvent peu équilibrés, apportant beaucoup de lipides et de sucres (chips, gâteaux). Le dîner ou le déjeuner de l'enfant " grignoteur " risque alors d'être moins complet.

Odile

  • Je suis favorable, moi, à un goûter copieux dans la mesure ou il est tout aussi équilibré que les autres repas: un bol de lait chocolaté, quelques tartines de confiture, un fruit apporteront des calories utiles, caleront l'enfant jusqu'à l'heure du dîner, évitant ainsi les grignotages, sources bien souvent d'apport excessif en graisse.
  • Par contre, le dîner sera léger :une bonne soupe, un yaourt. Evitez le petit pain au choc (275 Cal) de façon systématique ou les mars et autres gadgets (470 Cal pour 100gr en moyenne) dont plus de 200 Cal pour les lipides un petit pain au choc apporte autant qu'une demie baguette confiture mais il me semble qu'un enfant sera autrement calé avec la demie baguette qu'avec un petit pain et de plus l'apport en graisse dans le cas du pain sera quasi nul alors qu'environ 130 Calories seront directement apportées par les lipides (tout bon pour la cellulite
  • La composition du grignotage est plus nuisible que le grignotage lui même dans la mesure où il n'est pas permanent. Il serait alors plus juste de parler d'en-cas : petit casse croûte équilibré (un fruit, une tartine sans fromage mais par exemple un peu de compote) qui a pour but de satisfaire une véritable faim et non de compenser un ennui signe du début d'un trouble du comportement alimentaire à pouvant être à l'origine d'une boulimie.

Se dépenser

  • Favoriser l'activité physique. Inciter l'enfant à bouger, éviter de multiplier les périodes où l'enfant est statique, télévision et/ou jeux vidéo.