Le stérilet est un moyen de contraception. L’idée est ancienne. On peut remonter à l’époque des caravaniers pour en trouver une variante. Pour éviter de voir les chamelles fécondées par un chameau un peu entreprenant, ils plaçaient des pierres dans le vagin des femelles. Depuis, vous vous en doutez, la technique s’est affinée pour plus d’efficacité et elle n’est plus réservée aux grandes migrations.
Le stérilet est un petit dispositif en polyéthylène, d’à peine3-4 cm de haut, le plus souvent en forme de T, pour épouser la forme de la cavité utérine.
Il en est de deux sortes.
Les stérilets au cuivre, présent sous la forme d’un filament enroulé autour de la branche verticale ou recouvrant les branches horizontales, le métal est sensé "décapaciter" les spermatozoïdes, les gêner dans leur fonction de pénétrer l’ovule. Il est probable que la présence du cuivre en infime quantité sur la muqueuse contrarierait la nidation.
Les stérilets à la progestérone.
Ceux ci renferment, sur la branche verticale, un petit réservoir contenant de la progestérone. Une petite quantité est libérée chaque jour. Elle a un effet local sur la muqueuse, qu’elle atrophie, rend impropre à la nidation, mais sans doute aussi une partie se retrouve t elle dans la circulation générale. La communication du laboratoire n’est pas constante à ce sujet. C’est tantôt utilisé comme argument publicitaire, tantôt renié.
Les patientes sont souvent étonnées du volume de la boîte qu’elles font chercher à la pharmacie. Celle ci contient l’inserteur, un conduit en plastique qui permet la pose.