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Plaidoyer
pour une sexualité moins risquée.
A éviter
Évitez d'avoir trop de partenaires différents.
Chaque fois que vous avez des rapports sexuels avec un partenaire
nouveau, si vous ne vous protégez pas assez, vous êtes en situation
d'assumer la plupart des bêtises qu'il aura pu commettre
précédemment. Les condylomes (crêtes de coq), l'hépatite B, le virus
du sida et autres joyeusetés qu'il aura gardé bien au chaud pour vous,
vous pourrez en bénéficier.
Les maladies sexuellement transmissibles ne sélectionnent pas leurs
victimes. Elles prennent tout ce qui se présente. Le fait qu'il ou elle
soit infirmier, banquière, médecin, étudiante, femme de ménage ne
change rien. Ne vous fiez pas non plus à sa bonne mine. Le maquillage
fait des merveilles et avant que ça n'attaque la mine, il s'en passe du
temps au cours duquel vous pouvez le ou la rencontrer.
Vous craquez pour un homme mignon, sympa, pour un soir, comme ça.
Dîtes vous bien que si vous le trouvez irrésistible, il y a de fortes
chances que les autres filles, aussi, aient pu ressentir les mêmes
choses, donc qu'il a sans doute rencontré un grand nombre
d'écosystèmes différents. Entendez par là que lui aussi est allé
puiser dans un certain nombre de "systèmes", pour parler
biologique, et qu'il a du en conserver quelques traces.
Évitez, bien entendu, les parties à plusieurs où on ne contrôle pas
toujours tout ce qui se passe alentour, notamment si les partenaires ont
bien revêtu les protections qu'on leur a demandé de mettre.
Évitez les substances, alcool, drogues, qui font perdre la notion de
risque et atténuent la vigilance et l'expression de sa propre volonté.
Pourquoi ?
Le germes sont présents dans le fluides ou sur les muqueuses.
Chez l'homme, le sperme, les gouttelettes qui perlent avant le sperme au
bout du gland, les sécrétions qui sèchent entre le gland et le
prépuce, ce sont des fluides.
Certains germes ont une attirance, un tropisme en terme médical,
particulier pour les muqueuses génitales. Ils y trouvent des
récepteurs. Ils sont aimantés par ces muqueuses. Le contact peut
suffire.
Quand vous avez une aventure avec un homme, ou une femme, il vous faut
préserver votre corps et en particulier, mais pas seulement, vos
muqueuses génitales.
Demandez lui de se laver le sexe avant de passer à l'acte.
Comment ?
Que ce soit pour l'intromission dans le vagin, dans la bouche ou dans
l'anus, il faut que votre partenaire masculin porte un préservatif.
Comme c'est dans l'optique de se protéger contre ses sécrétions, il
faut qu'il se couvre dès les premiers contacts et pas seulement quand
il s'apprête à vous pénétrer.
Puisqu'un préservatif peut se fendre lors du rapport, il est prudent,
préalablement, de mettre une crème ou un ovule spermicide dans le
vagin. Son action antiseptique, quoique moyenne, sera bien utile si le
latex ne résistait pas à l'étirement ou à l'échauffement.
Quand on est libre, qu'on n'a pas fait vœu de chasteté, et qu'on est
normalement constituée, on est susceptible d'avoir l'occasion inopinée
(il est plein d'humour) d'un rapport sexuel. Il faut donc toujours
avoir, sur soi, dans son sac, dans la boîte à gants de la voiture,
dans une des sacoches latérales du vélo, un moyen de se faire plaisir
sans se ronger les ongles trois semaines durant, à attendre de faire le
test parce qu'il a dit, en partant, " bienvenue au club ". Le
plus simple, c'est d'avoir des préservatifs masculins, la
traditionnelle capote. Plus sophistiqué est le préservatif féminin.
C'est un vrai serpent de mer : il en sort un, à grand renfort de
publicité. On vient nous le présenter. On nous en laisse un exemplaire
et, deux mois plus tard, on apprend, par une patiente, qu'il est
retiré.
A l'heure où nous écrivons, il nous est impossible de vous dire si
c'est toujours commercialisé ou non.
Donc, se protéger.
Et si on ne s'est pas protégée ?
Rien ne sert de courir vers le bidet pour se laver les organes, ça
n'a aucun effet préventif et cela risque, au contraire, de
déséquilibrer la flore et de faire se développer un champignon. De
plus, si on a eu la bonne idée de mettre un spermicide, la douche
vaginale éliminera le produit.
Si on pense avoir vraiment fait une grosse bêtise ou si le partenaire
vous annonce, après coup, qu'il a une hépatite B ou qu'il est porteur
du virus du sida, il y a des moyens, aujourd'hui, de diminuer le risque
de transmission.
Pour ce qui est de l'hépatite B, on peut vous protéger en vous
injectant des anticorps spécifiques et en débutant une vaccination.
Pour ce qui est du HIV, certains centres proposent une thérapie
préventive, se renseigner auprès du service des maladies infectieuses
du centre hospitalier.
Pour ce qui est des autres maladies sexuellement transmissibles,
consulter un médecin qui fera faire les prélèvements nécessaires.
Pour ce qui est du risque de grossesse non désirée, n'oubliez pas que
vous avez à disposition, dans les pharmacies, ou auprès de
l'infirmière de l'établissement que vous fréquentez, la pilule du
lendemain, utilisable jusqu'à trois jours après le rapport.
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