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LA FAMILLE
Etre parent, nouvel emploi précaire ?
L'idée de supprimer les allocations familiales des parents des jeunes délinquants
revient à les envisager comme un salaire. Si la famille en effet, doit préparer les
enfants au fonctionnement social, leur rébellion signifierait son échec. Et l'Etat
pourrait dans ce cas procéder au licenciement du papa et de la maman pour défaut de
sérieux et d'application dans l'accomplissement de leur tâche.
Deux inconvénients, au moins, grèvent pourtant cette philosophie.
Le premier vise le fait de clairement signifier à la progéniture que les parents
agissent moins par amour et par devoir que, pour au titre de la délégation, satisfaire
leur employeur. Et il est clair que ce nouveau statut de travailleur social ne pourra que
contribuer à la dégradation de la fonction parentale, qui est déjà le plus souvent la
cause du malaise. Nous croyons d'ailleurs savoir que des équipes d'"experts"
travaillent pour faire entrer dans le cadre de lois le comportement des parents dans la
famille. Si cette psychose devait gagner, il ne resterait plus aux parents pour qui
l'amour et le sacrifice font inventions de leur conduite qu'à entrer en clandestinité.
Un autre inconvénient est qu'une telle procédure ferait un précédent. Pourquoi
pénaliser les parents déficients et ne pas restreindre les crédits des écoles
insatisfaisantes, de commissariats ripoux, des tribunaux maladroits, etc. L'introduction
des critères de rentabilité pour évaluer le paiement des diverses fonctions devra
forcément s'appliquer aussi à notre personnel politique.
Mais aura-t-il à y gagner ?
13 Janvier 1999 |
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