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UNE CREATURE JURIDIQUE : L'AUTORITE PARENTALE
Devant les difficultés juridiques des mères seules, les magistrats ont suggéré la
reconnaissance d'une autorité égale à celle du père, de la mère sur l'enfant. Et dans
les années 70, l'Assemblée Nationale a voté unanimement, dans un bel élan de
reconnaissance à l'endroit de ces électrices dévouées, la substitution au pouvoir du
père d'une autorité parentale désormais bicéphale ; seul Monsieur Mazeaud semble avoir
émis des réserves.
Le bien-fondé pratique de cette loi ne saurait être mis en doute. En revanche, on
s'étonnera que le législateur se soit dispensé de consulter les ethnologues et les
psychanalystes sur les incidences sur la subjectivité de l'enfant d'une mutation aussi
radicale. Sans doute auraient-ils fait remarquer que la distinction des rôles maternel et
paternel est au coeur de toutes les cultures et que ses modalités s'imposent comme si
elles étaient naturelles, sans relever d'aucune délibération volontaire. La
législation, surtout par les Romains, du pouvoir paternel ne faisait qu'entériner un
état des moeurs essentiel de la vie familiale et des échanges sociaux. Repris par nos
religions, il était le garant pour l'enfant d'une régulation subjective marquée par la
tempérance, le goût de l'effort, le droit à l'autonomie, le respect de la loi et des
devoirs. Bien sûr, l'histoire est riche de tous les manquements à ces invitations et la
figure paternelle n'a cessé de se dégrader avec la distorsion entre les idéaux
familiaux et le pragmatisme social.
Mais il est étrange que nos sociologues n'interrogent jamais le rôle de sa disparition,
par la grâce de l'autorité parentale, dans l'état actuel de notre jeunesse.
J'attends vos remarques sur femiweb.com elles
me feront avancer dans ma réflexion. Merci. |
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