| Esprit de femme |
Il n'est pas psychanalyste mais il a voulu en parler, avec ses mots. Il a voulu aussi
rapporter ce que son expérience lui avait enseigné et les conséquences qu'il avait su
en tirer. Ils l'ont accepté dans leur Pré-carré. Remercions les.L'INSTINCT MATERNEL N'EXISTE PASVous faire cette déclaration me fait passer pour un provocateur auquel il vous est
facile de répondre par les simples arguments du bon sens (qui est également partagé
entre tous) : Première objection : L'expérience des jeunes guenons séparées de leur mère à la naissance pour être nourries par des "mères fil de fer ", c'est à dire des montages métalliques couverts d'une fourrure en peau de singe et présentant des biberons facilement accessibles. Les petites savent très vite et très bien se nourrir sans la présence de quiconque (sauf les observateurs cachés). Elles grandissent comme les autres, plaisent aux mâles qui les fécondent comme les autres, et mettent bas sans particularité. Après pourtant, c'est le drame. Elles considèrent le petit qu'elles ont mis au monde comme un jouet qui les ravit avec les cris qu'il pousse lorsqu'elles le jettent en l'air et qu'il retombe. Le jeu devient vite moins intéressant et le cadavre est rapidement abandonné dans un coin. Sans les soins maternels reçus après sa naissance, l'animal n'aura jamais, lorsque son tour viendra, de comportement normal avec ses propres petits. L'attitude maternelle est donc acquise et non innée, même chez l'animal. Deuxième objection : Le constat fréquent d'un mimétisme reproduisant à la génération suivante le comportement supporté pendant la première enfance. Chacun sait que les "enfants battus", battent souvent à leur tour leur progéniture, agissant ainsi comme ils avaient vu le faire. Troisième objection : L'infanticide et l'abandon sont communs à de nombreuses espèces. Ils se produisent toujours lorsque la mère se trouve dans une situation de "terreur panique" qu'elle ne peut maîtriser. Par exemple le changement de personne et de couleur de blouse pour apporter la nourriture aux animaux de laboratoire, mais aussi la grossesse que le concept de société de la future mère rend honteusement insupportable (inceste, viol, mésalliance ) Deux conclusions fécondes justifient notre "comportementalisme"
Je ne pense pas, pour terminer, vous avoir heurté. Réfléchissez à tout ce que vous devez à l'amour de votre mère et à tout ce que vous transmettez à votre enfant de tendresse. C'est là un héritage culturel que nous devons tous favoriser dans sa transmission aux générations à venir. C'est aussi un motif à encourager l'allaitement au sein. Cherchons, par ailleurs, à éviter les drames familiaux, à les mieux comprendre, plutôt qu'à les condamner avec dégoût : Les souffrances sont toujours partagées entre le bourreau et sa victime. |