|
STÉRILITÉ
Stérile, le mot résonne comme un mauvais sort jeté par quelque
mauvais esprit. Un homme ou une femme, parfois un couple reçoit cette
frappe d'un impossible à conjurer, et qui fait mal, puisqu'il barre
l'accès au domaine autrement si "naturel" de la reproduction.
La venue d'un enfant au monde peut venir sceller le lien entre un homme
et une femme. Mais ce n'est bien sûr pas toujours le cas. Un enfant
peut arriver aussi là où il n'était pas nécessairement attendu, en
tout cas consciemment.
Mais quoi dire quand il ne vient pas?
Il y a parfois des circonstances réelles qui rendent compte de cet
impossible, quand un des partenaires est atteint dans son corps réel:
une maladie infantile touchant les cellules germinales, une ablation des
parties du corps intervenant dans la conception ou la nidation, une
obstruction, etc. Et dans ce cas l'analyse peut accompagner celui qui se
trouve ainsi devant un deuil réel à accomplir.
Mais il se peut aussi que le discours médical ne donne aucune réponse
satisfaisante. Le corps réel est intègre, ses fonctions pour la
reproduction conservées, et pourtant, il y aura, au fil des mois, la
déception répétée de l'absence de grossesse.
Une psychanalyse peut aussi aider celui ou celle qui se trouve dans
cette situation, en l'aidant à comprendre la nature de cet autre deuil
en question, quand tout semble être en règle dans le corps réel mais
que l'enfant ne vient pas, et que la question du désir inconscient se
pose. Ainsi l'analyse peut devenir le lieu où la parole trouvera un
accueil pour une souffrance qui ne peut pas se faire entendre ailleurs,
notamment au sein de la prise en charge médico-scientifique. Cette
prise en charge n'a pas de répondant à cette situation qui ne peut
être interprétée par la science que comme une mise en échec de la
toute-puissance technique, alors qu'il s'agit d'une souffrance qui peut
être entendue, comprise, symbolisée, d'un symptôme "qui veut
dire quelque chose".
C'est justement au niveau du symbolique qu'une analyse va aider celui,
ou ceux qui pâtissent de cette marque de "stérilité" en
envisageant une cause d'un autre ordre que celui du réel, une cause
inconsciente cette fois. Il n'y a pas seulement des causes réelles à
la stérilité parce que les facteurs en jeu dans la conception d'un
enfant ne sont pas exclusivement organiques, ils sont aussi ce que
communément on désigne par psychiques et qui correspondent à la
logique de l'Inconscient qui régit notre vie, qu'on le veuille ou pas.
Ceci permet de comprendre qu'un voeu d'enfant, conscient, ne correspond
pas toujours au désir d'enfant qui est inconscient. Cette distinction
se trouve de plus en plus brouillée de nos jours par la connivence de
la science avec ce qui serait "le voeu des femmes", et qui
distord de plus en plus ce "naturel" de la reproduction.
Devons nous rappeler qu'un enfant est la conséquence de la rencontre
sexuelle entre un homme et une femme, et qu'un enfant (aussi bien celui
que nous sommes) porte la marque de ce que ce sexuel a d'énigmatique?
Le désir d'enfant se joue dans ce que l'arrivée de l'enfant aura comme
conséquence pour un homme, qui deviendra ainsi père, et pour une
femme, amenée ainsi à assumer la maternité, c'est-à-dire qu'ils
seront tenus de lâcher là l'enfant qu'ils ont été pour faire place
dans la réalité à celui qui va venir. Passer d'être un enfant à en
avoir un ne va pas sans quelques difficultés...> Stérile, le mot
résonne comme un mauvais sort jeté par quelque mauvais esprit. Un
homme ou une femme, parfois un couple reçoit cette frappe d'un
impossible à conjurer, et qui fait mal, puisqu'il barre l'accès au
domaine autrement si "naturel" de la reproduction.
- La venue d'un enfant au monde peut venir sceller le lien entre un
homme et une femme. Mais ce n'est bien sûr pas toujours le cas. Un
enfant peut arriver aussi là où il n'était pas nécessairement
attendu, en tout cas consciemment.
- Mais quoi dire quand il ne vient pas?
- Il y a parfois des circonstances réelles qui rendent compte de
cet impossible, quand un des partenaires est atteint dans son corps
réel: une maladie infantile touchant les cellules germinales, une
ablation des parties du corps intervenant dans la conception ou la
nidation, une obstruction, etc. Et dans ce cas l'analyse peut
accompagner celui qui se trouve ainsi devant un deuil réel à
accomplir.
- Mais il se peut aussi que le discours médical ne donne aucune
réponse satisfaisante. Le corps réel est intègre, ses fonctions
pour la reproduction conservées, et pourtant, il y aura, au fil des
mois, la déception répétée de l'absence de grossesse.
- Une psychanalyse peut aussi aider celui ou celle qui se trouve
dans cette situation, en l'aidant à comprendre la nature de cet
autre deuil en question, quand tout semble être en règle dans le
corps réel mais que l'enfant ne vient pas, et que la question du
désir inconscient se pose. Ainsi l'analyse peut devenir le lieu où
la parole trouvera un accueil pour une souffrance qui ne peut pas se
faire entendre ailleurs, notamment au sein de la prise en charge
médico-scientifique. Cette prise en charge n'a pas de répondant à
cette situation qui ne peut être interprétée par la science que
comme une mise en échec de la toute-puissance technique, alors
qu'il s'agit d'une souffrance qui peut être entendue, comprise,
symbolisée, d'un symptôme "qui veut dire quelque chose".
- C'est justement au niveau du symbolique qu'une analyse va aider
celui, ou ceux qui pâtissent de cette marque de
"stérilité" en envisageant une cause d'un autre ordre
que celui du réel, une cause inconsciente cette fois. Il n'y a pas
seulement des causes réelles à la stérilité parce que les
facteurs en jeu dans la conception d'un enfant ne sont pas
exclusivement organiques, ils sont aussi ce que communément on
désigne par psychiques et qui correspondent à la logique de
l'Inconscient qui régit notre vie, qu'on le veuille ou pas.
- Ceci permet de comprendre qu'un voeu d'enfant, conscient, ne
correspond pas toujours au désir d'enfant qui est inconscient.
Cette distinction se trouve de plus en plus brouillée de nos jours
par la connivence de la science avec ce qui serait "le voeu des
femmes", et qui distord de plus en plus ce "naturel"
de la reproduction. Devons nous rappeler qu'un enfant est la
conséquence de la rencontre sexuelle entre un homme et une femme,
et qu'un enfant (aussi bien celui que nous sommes) porte la marque
de ce que ce sexuel a d'énigmatique?
- Le désir d'enfant se joue dans ce que l'arrivée de l'enfant aura
comme conséquence pour un homme, qui deviendra ainsi père, et pour
une femme, amenée ainsi à assumer la maternité, c'est-à-dire
qu'ils seront tenus de lâcher là l'enfant qu'ils ont été pour
faire place dans la réalité à celui qui va venir. Passer d'être
un enfant à en avoir un ne va pas sans quelques difficultés...
|
|