Fertilité

Hasenbalg Virginia

STÉRILITÉ

Stérile, le mot résonne comme un mauvais sort jeté par quelque mauvais esprit. Un homme ou une femme, parfois un couple reçoit cette frappe d'un impossible à conjurer, et qui fait mal, puisqu'il barre l'accès au domaine autrement si "naturel" de la reproduction.
La venue d'un enfant au monde peut venir sceller le lien entre un homme et une femme. Mais ce n'est bien sûr pas toujours le cas. Un enfant peut arriver aussi là où il n'était pas nécessairement attendu, en tout cas consciemment.
Mais quoi dire quand il ne vient pas?
Il y a parfois des circonstances réelles qui rendent compte de cet impossible, quand un des partenaires est atteint dans son corps réel: une maladie infantile touchant les cellules germinales, une ablation des parties du corps intervenant dans la conception ou la nidation, une obstruction, etc. Et dans ce cas l'analyse peut accompagner celui qui se trouve ainsi devant un deuil réel à accomplir.
Mais il se peut aussi que le discours médical ne donne aucune réponse satisfaisante. Le corps réel est intègre, ses fonctions pour la reproduction conservées, et pourtant, il y aura, au fil des mois, la déception répétée de l'absence de grossesse.
Une psychanalyse peut aussi aider celui ou celle qui se trouve dans cette situation, en l'aidant à comprendre la nature de cet autre deuil en question, quand tout semble être en règle dans le corps réel mais que l'enfant ne vient pas, et que la question du désir inconscient se pose. Ainsi l'analyse peut devenir le lieu où la parole trouvera un accueil pour une souffrance qui ne peut pas se faire entendre ailleurs, notamment au sein de la prise en charge médico-scientifique. Cette prise en charge n'a pas de répondant à cette situation qui ne peut être interprétée par la science que comme une mise en échec de la toute-puissance technique, alors qu'il s'agit d'une souffrance qui peut être entendue, comprise, symbolisée, d'un symptôme "qui veut dire quelque chose".
C'est justement au niveau du symbolique qu'une analyse va aider celui, ou ceux qui pâtissent de cette marque de "stérilité" en envisageant une cause d'un autre ordre que celui du réel, une cause inconsciente cette fois. Il n'y a pas seulement des causes réelles à la stérilité parce que les facteurs en jeu dans la conception d'un enfant ne sont pas exclusivement organiques, ils sont aussi ce que communément on désigne par psychiques et qui correspondent à la logique de l'Inconscient qui régit notre vie, qu'on le veuille ou pas.
Ceci permet de comprendre qu'un voeu d'enfant, conscient, ne correspond pas toujours au désir d'enfant qui est inconscient. Cette distinction se trouve de plus en plus brouillée de nos jours par la connivence de la science avec ce qui serait "le voeu des femmes", et qui distord de plus en plus ce "naturel" de la reproduction. Devons nous rappeler qu'un enfant est la conséquence de la rencontre sexuelle entre un homme et une femme, et qu'un enfant (aussi bien celui que nous sommes) porte la marque de ce que ce sexuel a d'énigmatique?
Le désir d'enfant se joue dans ce que l'arrivée de l'enfant aura comme conséquence pour un homme, qui deviendra ainsi père, et pour une femme, amenée ainsi à assumer la maternité, c'est-à-dire qu'ils seront tenus de lâcher là l'enfant qu'ils ont été pour faire place dans la réalité à celui qui va venir. Passer d'être un enfant à en avoir un ne va pas sans quelques difficultés...> Stérile, le mot résonne comme un mauvais sort jeté par quelque mauvais esprit. Un homme ou une femme, parfois un couple reçoit cette frappe d'un impossible à conjurer, et qui fait mal, puisqu'il barre l'accès au domaine autrement si "naturel" de la reproduction.

  • La venue d'un enfant au monde peut venir sceller le lien entre un homme et une femme. Mais ce n'est bien sûr pas toujours le cas. Un enfant peut arriver aussi là où il n'était pas nécessairement attendu, en tout cas consciemment.
  • Mais quoi dire quand il ne vient pas?
  • Il y a parfois des circonstances réelles qui rendent compte de cet impossible, quand un des partenaires est atteint dans son corps réel: une maladie infantile touchant les cellules germinales, une ablation des parties du corps intervenant dans la conception ou la nidation, une obstruction, etc. Et dans ce cas l'analyse peut accompagner celui qui se trouve ainsi devant un deuil réel à accomplir.
  • Mais il se peut aussi que le discours médical ne donne aucune réponse satisfaisante. Le corps réel est intègre, ses fonctions pour la reproduction conservées, et pourtant, il y aura, au fil des mois, la déception répétée de l'absence de grossesse.
  • Une psychanalyse peut aussi aider celui ou celle qui se trouve dans cette situation, en l'aidant à comprendre la nature de cet autre deuil en question, quand tout semble être en règle dans le corps réel mais que l'enfant ne vient pas, et que la question du désir inconscient se pose. Ainsi l'analyse peut devenir le lieu où la parole trouvera un accueil pour une souffrance qui ne peut pas se faire entendre ailleurs, notamment au sein de la prise en charge médico-scientifique. Cette prise en charge n'a pas de répondant à cette situation qui ne peut être interprétée par la science que comme une mise en échec de la toute-puissance technique, alors qu'il s'agit d'une souffrance qui peut être entendue, comprise, symbolisée, d'un symptôme "qui veut dire quelque chose".
  • C'est justement au niveau du symbolique qu'une analyse va aider celui, ou ceux qui pâtissent de cette marque de "stérilité" en envisageant une cause d'un autre ordre que celui du réel, une cause inconsciente cette fois. Il n'y a pas seulement des causes réelles à la stérilité parce que les facteurs en jeu dans la conception d'un enfant ne sont pas exclusivement organiques, ils sont aussi ce que communément on désigne par psychiques et qui correspondent à la logique de l'Inconscient qui régit notre vie, qu'on le veuille ou pas.
  • Ceci permet de comprendre qu'un voeu d'enfant, conscient, ne correspond pas toujours au désir d'enfant qui est inconscient. Cette distinction se trouve de plus en plus brouillée de nos jours par la connivence de la science avec ce qui serait "le voeu des femmes", et qui distord de plus en plus ce "naturel" de la reproduction. Devons nous rappeler qu'un enfant est la conséquence de la rencontre sexuelle entre un homme et une femme, et qu'un enfant (aussi bien celui que nous sommes) porte la marque de ce que ce sexuel a d'énigmatique?
  • Le désir d'enfant se joue dans ce que l'arrivée de l'enfant aura comme conséquence pour un homme, qui deviendra ainsi père, et pour une femme, amenée ainsi à assumer la maternité, c'est-à-dire qu'ils seront tenus de lâcher là l'enfant qu'ils ont été pour faire place dans la réalité à celui qui va venir. Passer d'être un enfant à en avoir un ne va pas sans quelques difficultés...