|
DES TROUBLES DU COMPORTEMENT CHEZ 3 ENFANTS
Virginie a un petit garçon de I9 mois qui s'arrache les cheveux pour
s'endormir.
Il a simplement besoin de les sentir dans ses doigts, en même temps
qu'il suce son pouce. Vous avez très bien noté que ce ne sont pas les
cheveux qu'il met à sa bouche. Il a simplement besoin de les sentir
dans ses doigts, avec le pouce de la même main qu'il suce. Il retire
aussi les cheveux longs qu'il trouve sur la brosse de sa mère, pour en
faire son petit montage favori. C'est une très jolie observation sur la
façon qu'ont certains enfants pour organiser leur jouissance. Ce qui
vous inquiète est qu'il s'arrache les cheveux. Les a t-il longs ou
courts ? Demandez lui s'il veut avoir les cheveux courts comme son papa
ou tel ou tel garçon de sa connaissance. A mon avis il est très
observateur et voudrait entendre parler de ce qui fait la différence
entre les garçons et les filles, que ce soit sur le plan capillaire ou
au plan de ce qui fait réellement la différence sexuelle. Dites-lui
que vous êtes fière d'avoir un petit garçon et que vous le trouvez
très bien comme il est.
Ne vous faites pas de souci pour ses fontanelles qui ne sont pas encore
soudées. Il n'y a pas d'age précis pour leur fermeture.
Madame Co. a une petite fille de 3 ans qui hurle dès qu'on lui
enfile un pull par la tête. Elle dit qu'elle n'arrivera plus à
l'enlever, qu'elle va s'étrangler. Elle ne parvient pas à maîtriser
son angoisse même si on cherche à la rassurer.
Corinne a une petite fille de 4 ans qui a fait des spasmes du sanglot à
l'occasion de chutes, de chocs ou à la vue du sang.
Pour certains enfants, l'angoisse sous sa forme cataclysmique et incontrôlable
surgit très brutalement. Pour la petite fille de madame Co, c'est
l'angoisse de l'étouffement ou de l'étranglement, pour celle de
Corinne c'est la chute ou la vue du sang. Ces deux mamans ne signalent
pas de traumatisme particulier qui aurait précédé ces crises
d'angoisse. Il s'agit parfois d'expérience angoissante très précoces,
passées inaperçues aux yeux des parents. Madame Co a tout à fait
raison d'accéder à la demande de sa fille de lui mettre des gilets en
évitant de fermer le bouton du haut. Corinne n'a pas à se précipiter
chez un pédo psychiatre pour traiter les spasmes du sanglot de sa
fille. Il est très probable que tout cela rentrera dans l'ordre si leur
maman ne s'affole pas et respecte leur réaction d'angoisse sans y
ajouter la leur.
Bebes R. écrit de Tunisie et demande si sa fille de deux ans et demi
qui s'est évanouie avec les lèvres blanches et qui s'est réveillée
faible et avec mal aux jambes a bien fait des convulsions comme le lui
dit son pédiatre. C'est bien probable mais elle n'a pas lieu de
craindre des conséquences graves pour l'avenir. Les convulsions chez le
bébé passent parfois tout à fait inaperçues et ne sont décelées
que par un examen encéphalographique. La plupart de ses états
convulsifs s'arrangent d'eux mêmes avec la croissance. Si cela devait
se répéter, une surveillance régulière par le pédiatre est
nécessaire.
|
|