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L'allaitement maternel et ses incidents

Voici la liste des seize affections pour lesquelles le lait maternel exerce un effet préventif, mathématiquement prouvé par la statistique et que les Britanniques ont colligé en 1993.
Syndrome de la mort subite du nouveau-né ; infections gastro-intestinales ; entérocolite ulcéro-nécrosante ; constipation chronique ; hypocalcémie néonatale ; anémie ferriprive ; anémie par déficience en vitamine E ; eczéma infantile ; acrodermatite entéropathique ; deshydratation hypernatrémique ; lymphome infantile ; sténose hypertrophique du pylore ; maladies hépatiques ; otite moyenne ; maladies atopiques (allergies, asthme) ; maladies coeliaques.
L'effet préventif n'est pas absolu, mais comparable à celui de la ceinture de sécurité que vous avez bien raison de boucler dès que votre portière est fermée, avant de mettre le contact. Personne toutefois ne verbalise le refus d'allaitement : les médecins sont allergiques à toute répression ! ! !
Les mêmes auteurs ajoutent sept raisons pour encourager la mise au sein dès la naissance :
Pour la mère, la stimulation des contractions utérines évite les hémorragies de la délivrance et prévient l'engorgement mammaire ;
Pour l'enfant, le réflexe de succion est mieux acquis à ce moment, et le lait donne une protection immunologique plus précoce, un péristaltisme intestinal plus efficace et une perte de poids plus faible ;
Pour l'un et l'autre un attachement mutuel plus précoce et plus fort.

Les conditions artificielles de notre vie actuelle s'accompagnent du désir d'intellectualiser, et donc, d'apprendre à bien faire. Pourquoi pas ?

Avant toute grossesse

La jeune femme doit surtout rester naturelle, et par exemple ne pas céder à une pudeur trop rigide lui interdisant par exemple de vivre les seins nus dans les circonstances favorables : il n'y a pas de menace infectieuses dans l'air ! ! Elle peut, de plus, avec intérêt, s'imprégner des avantages de l'allaitement maternel, qu'ils soient rationnels ou sentimentaux (c'est important les sentiments !).

Pendant la grossesse

Qu'elle n'hésite pas à solliciter les conseils de praticiens compétents (médecins, sages-femmes, puéricultrices). Toutes ses questions sont judicieuses, puisqu'elle se les pose : qu'elle ne les garde pas pour elle. Elle sera toujours écoutée et très souvent renseignée.
L'examen clinique des seins est trop souvent négligé. A une consultation, du sixième ou septième mois, n'hésitez pas à le proposer à votre médecin ou votre sage-femme. Ils ont souvent renoncé à le faire en raison de l'étonnement parfois agressif des gestantes.
Vous serez rassurées : l'asymétrie est sans incidence, la petite taille est sans importance. L'examen de l'aréole et du mamelon permet parfois de déceler des anomalies qui peuvent être corrigées, notamment l'apparente rétraction, qui non traitée par "pinch" ou par bouclier, coupelle peut poser problème après la naissance.
Faut-il utiliser des produits pour durcir le mamelon ? Si c'est un conseil désintéressé qui a été donné, je ne m'insurge pas et même j'accepte la méthode qui avait si bien réussi à la future grand-mère (baume du Pérou etc.) si je sais le produit inoffensif.
Mais si le conseil a pour but de pousser à la consommation, je m'insurge : la jeune femme a sûrement des dépenses plus judicieuses à envisager et c'est très mal de pousser un jeune ménage à gaspiller ses sous !

A la naissance

Dès que possible, l'enfant doit être confié à la mère, c'est à dire tout naturellement posé, peau à peau, sur la partie supérieure de son ventre. Il est
toujours merveilleux, au sens profond du terme, de pouvoir contempler cette prise de contact. Très souvent la jeune merveille de la Nature lance ses petites mains qui vont bien évidemment saisir un sein. La première approche du jeune mammifère est faite de séduction . C'est le moment où du reste la mère est le plus sensible à cette séduction du faible vis à vis du fort. Son empreinte est à ce moment marquée de manière indélébile. Chez certaines espèces cette période du tissage de liens indélébiles est relativement courte. Ainsi la brebis qui n'a pas léché son agneau dans
les instants de sa naissance ne le reconnaîtra plus le lendemain comme son petit. Nous ne sommes pas des moutons, certes, certes, mais quand même !
Dans cette mise au sein, il est bon de vous sentir accompagnée, surtout la première fois, non pas pour obéir aux ordres, mais pour être approuvée, rassurée, aidée éventuellement à raccourcir le temps très court des maladresses aussi attendrissantes que celles de Bambi essayant de se mettre sur ses pattes. Vous vous souvenez ; vous étiez prêtes à crier, pas trop fort tout de même : "Ne t'inquiète pas, tu vas bien y arriver" C'est un peu la même situation. Si ça ne marche pas comme on voudrait à la première tentative, d'autres peuvent suivre sans aucun autre risque que celui de mieux se connaître.

Les incidents de l'allaitement

Dès les premières tétées, la mise au sein peut être douloureuse :
Ce sont des crevasses du mamelon qui a trop macéré et qu'une succion un peu trop vigoureuse a légèrement écorché. Tout s'arrange avec la mise au sec des tissus, un onguent après la tétée et un apprentissage du trop vigoureux petit goulu.

Pendant les premiers jours Il peut arriver, soit une insuffisance, soit une surabondance de lait.

Commençons par la première éventualité, l'insuffisance.
La montée laiteuse demande in certain temps, qui peut aller jusqu'à une semaine avant un ajustement correct de l'offre à la demande. Le traitement est la patience. Votre mère, madame vous confirmera, comme elle l'a fait avec vous qu'il faut être patient pour arriver à un bon résultat. Faites comme elle a fait. Pour votre petit, je pense qu'il ne sera pas mort de faim avant ! Je n'ai jamais rencontré ce cas, promis juré.
La surabondance correspond à deux phénomènes distincts.
Ou bien c'est une simple plénitude rappelle qu'il vaut mieux donner tout le lait maternel disponible plutôt que de distribuer systématiquement, mécaniquement de l'eau sucrée en surabondance à un nouveau-né qui est là aussi et d'abord pour vider les seins maternels, sans trop tenir compte de l'heure, ni des autres mesures. L'engorgement est un stade plus tardif, donc plus pénible, avec en supplément douleur, tension mammaire et chaleur. Rien de grave pourtant. Les compresses, les massages assouplissent les glandes et ramènent le calme, après les tétées, puis tout le temps.

Deux incidents peuvent inquiéter : l'obstruction d'un ou de plusieurs canaux lactés, d'une part et les infections d'autre part.

L'obstruction entraîne une douleur liée à la rétention dans un ou plusieurs lobules(ils partent de la périphérie pour atteindre le mamelon). Comme
l'obstruction est due à du colostrum un peu caillé, il suffit de liquéfier le bouchon ou de l'aspirer au tire-lait. Mais on peut éviter l'incident par le calme, la décontraction et les tétées suffisamment fréquentes.

Les infections ne conduisent à l'abcès que si elles sont négligées. La simple lymphangite est déjà bruyante, avec ses traînées rouges et son
accès de fièvre à 40°. Elle n'est pas grave : des compresses, une désinfection soigneuse du mamelon après chaque tétée et tout continue. Il est devenu rare en effet d'observer le stade suivant de la lymphangite, avec la perception d'un canal infecté(galactophorite) qui nécessite quelques piqûres. L'allaitement est exceptionnellement interrompu. Pour mémoire citons les abcès qu'autrefois il nous fallait inciser.

Des cas particuliers existent, tenant à des circonstances elles même particulières.
Je ne les traiterai pas toutes.

La plus fréquente est celle du transfert en pédiatrie du nouveau-né prématuré ou nécessitant une surveillance spéciale. Bref, il s'agit d'une séparation qui ne doit pas être un sevrage(en vieux Français sevrage veut dire séparation au sens large). Rassurez vous, les pédiatres feront eux aussi tout pour vous permettre de nourrir votre enfant :tire-lait ; transport sont organisés.

Les contre-indications à l'allaitement sont tellement rares que je renvoie les lectrices à leur médecin pour le sérieux de la prescription et la technique d'ablactation bien connue partout quoique parfois d'apparence diverse.

Je conclurai par une constatation qui m'a toujours surpris : certaines jeunes femmes hésitent à allaiter par pudeur, craignant de montrer leurs seins. Je peux leur affirmer que personne n'éprouvera à leur égard, dans ces circonstances autre chose qu'un grand et profond respect, le même que chacun éprouve à l'égard de sa propre mère. Et, si par la plus grande exception, ceci arrivait, fixez dans les yeux l'importun et demandez
lui :" A quoi vous ont servi d'abord vos lèvres, odieux mammifère ?

Le 17/05/2003

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