La pathologie gynécologique, l'endométriose

Par le docteur Paul Bénos

L'ENDOMÉTRIOSE

Souvent ignorée du fait de son expression très variable et de ce qu'elle est difficile à diagnostiquer puisqu'on doit souvent opérer pour la découvrir, l'endométriose est susceptible de toucher toutes les femmes en période d'activité génitale. Elle mérite qu'on s'y attarde.

De quoi s'agit il ?

Ce terme provient du mot Endomètre, qui est une muqueuse, c'est à dire un tissu qui tapisse l'intérieur de la cavité utérine. 
Celui-ci est sensible aux influences hormonales ovariennes et ses modifications au cours du cycle menstruel aboutit, après une période de prolifération (épaississement), puis de desquamations, à son élimination périodique constituant les règles, une sorte de mue. L'endométriose correspond à la présence d'endomètre à un endroit inhabituel encore appelé endomètre ectopique. Cette localisation anormale est le plus souvent à proximité immédiate de l'utérus, dans la cavité pelvienne (sur les ovaires, les trompes ou le péritoine qui les recouvre) mais parfois, bien que plus rarement, à distance de celui-ci : vagin mais aussi vessie, tube digestif, cicatrice d'épisiotomie ; on parle alors d'endométriose externe. 
Parfois, l'endomètre vient pénétrer à l'intérieur du muscle utérin, qu'il ne fait que recouvrir à l'état normal, sous forme de diverticules : il s'agit d'endomètre interne ou adénomyose.

Cet endomètre en situation anormale est soumis aux mêmes influences hormonales que l'endomètre normal : ceci explique que beaucoup de manifestations de l'endométriose s'exprimeront de manière cyclique, suivant par là les variations hormonales du cycle menstruel.

édité le 28/02/2001
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