L'accouchement par le siège

Par le professeur Claude Colette

LA CONDUITE DE L'ACCOUCHEMENT

Pour différentes raisons, tenant au petit, à sa mère, ou aux deux, l'extraction artificielle peut être décidée.
On peut apporter une petite aide qui écourte l'expulsion ou se substituer complètement aux efforts de la maman.
J'aime bien la première de ces deux propositions : J'applique une ventouse sur la fesse du petit et je tire pendant que ma patiente pousse. Je suis, depuis longtemps, satisfait de cette manière de procéder.
Parfois un arrêt ou une anomalie de l'évolution met en péril apparent le futur nouveau-né. L'accoucheur va chercher le fœtus en lui faisant exécuter les mouvements commandés par la mécanique normale. Il peut extraire dès que la période d'expulsion est arrivée, allant chercher le siège puis le tronc puis les épaules et enfin la tête: c'est la grande extraction. Il peut agir en cours d'expulsion, complétant alors une évolution commencée, mais qui ne se poursuit pas correctement: on parle alors de petite extraction. Cette dernière peut n'intéresser que la tête retenue in fine.
On l'extrait, le plus souvent manuellement, mais quelques uns préfèrent le forceps, comme Dubois pour le futur duc de Reichstadt.

L'opération césarienne peut être décidée à tout moment, jusqu'à la période d'expulsion.
On peut la programmer, si par exemple, au début du neuvième mois, on constate un rétrécissement du bassin objectivé par l'imagerie. Elle doit être décidée toutes les fois où le poids évalué est inférieur à 2500 grammes, en début de travail.. Il en est ainsi dans d'autres circonstances que la prématurité.
Enfin, lorsque l'accouchement a débuté, des événements intercurrents peuvent survenir, obligeant à opérer en cours de travail par exemple une anomalie du tracé cardiotocographique.

(à suivre... les conclusions)
édité le 13/08/00
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