Les examens en clinique obstétricale

L'AMNIOCENTESE

Incidents et accidents liés à l'amniocentèse

Douleur au point de ponction.

Cette douleur n'excède pas celle d'une piqûre intramusculaire. Une douleur plus accentuée doit faire suspecter et rechercher la survenue d'un hématome, qui est d'ailleurs totalement bénin, ou de contractions utérines elles aussi le plus souvent sans conséquence, d'autant qu'elles sont calmées par simple repos et antispasmodiques.

Perte de liquide amniotique.

Une perte de liquide amniotique par le vagin dans les heures suivant la ponction, parfois importante, témoigne d'une fuite entre l'utérus et les membranes perforées au point de ponction. Cet incident survient dans 1% des cas et peut malheureusement conduire à la perte totale du liquide amniotique. Le repos simple, parfois associé à un traitement antibiotique par voie orale, suffit le plus souvent à faire que tout rentre dans l'ordre en quelques jours.
Une même perte de liquide amniotique plus tardive, dans les 10 jours suivant la ponction est, elle, plus péjorative, surtout si elle est accompagnée de douleurs abdominales, témoins de contractions utérines, de fièvre ou de perte de sang. De tels signes doivent faire consulter un gynécologue en urgence, car ils font courir un risque important de fausse couche. Cet accident survient dans 1% des cas. Le Gynécologue ne pourra hélas bien souvent que constater l'arrêt de la grossesse et l'imminence de la fausse-couche. Le mécanisme en est le plus souvent une infection qui, lorsqu'elle se révèle, est déjà quasiment imparable et aboutit à l'expulsion de la grossesse. Attention, cette même infection peut, exceptionnellement tout de même, mettre en danger la mère, lors d'une septicémie sur une infection gravissime de l'utérus. La constatation d'une grossesse arrêtée liée à une infection post amniocentèse doit conduire à l'évacuation rapide de la grossesse.

L'échec de prélèvement.

Il peut être du à la mère, trop émotive, qui s'agite ou dont la paroi est trop épaisse. Le "comportement" des membranes est parfois en cause, par ce qui est appelé l'effet tente : Quand l'aiguille a traversé la peau, la paroi de l'utérus et qu'elle arrive sur les membranes, celles ci sont repoussées, se décollent et ne se laissent pas franchir. On imprime alors un mouvement brusque à l'aiguille pour le percer mais ça ne marche pas toujours. Le fœtus peut lui aussi être responsable, par ses mouvements, sa position ou l'insuffisance du liquide amniotique. On ne procède pas à plus de 3 tentatives de ponction sous peine d'augmenter le risque de fausse-couche. En cas d'échec la patiente sera soit reconvoquée une dizaine de jours plus tard soit adressée à un centre spécialisée.

L'échec de culture.

C'est l'insuffisance de la multiplication des cellules prélevées. On ne peut donc pas étudier le caryotype. Cet incident survient de plus en plus rarement, dans moins de 0.5% des ponctions, et principalement sur des prélèvements effectués tardivement en cours de grossesse.

A suivre... situations particulières)

édité le 15/01/2001

 

Page précédente Page suivante
Précédent Suivant