|
L'AMNIOCENTESE
Technique
L'amniocentèse peut être pratiquée à partir de 13 semaines d'aménorrhées (11 semaines de grossesse) et jusqu'à terme.
Ce geste doit être réalisé par un praticien expérimenté, dans des conditions strictes d'asepsie... On utilise une aiguille fine mais plus longue que celles que l'on est habitué à voir dans les laboratoires d'analyse. Les patientes sont souvent impressionnées. Malgré cela, aucune anesthésie locale n'est nécessaire. La ponction n'est pas plus douloureuse qu'une simple piqûre dans la fesse. Un contrôle échographique du fœtus, de la position du placenta, sont indispensables pour repérer le site de prélèvement. La ponction elle même se déroule sous contrôle échographique permanent. La sonde de l'appareil est dans un sac stérile. Ces précautions réduisent pratiquement à zéro les risques de blessure fœtale. Une fois l'aiguille installée dans le liquide amniotique, le fœtus vient parfois "voir" ce qui se passe, se frotter sur l'aiguille ou la saisir à la main. C'est déjà curieux, un fœtus. S'il se pique, sa réaction est la même que la nôtre : il s'en écarte. On préfère ne pas introduire l'aiguille à proximité de la face afin de limiter le risque de blessure oculaire lors d'un mouvement. Une fois le liquide amniotique aspiré, il est immédiatement conditionné dans un flacon et adressé au laboratoire.
Si la mère est d'un rhésus sanguin négatif, elle se verra proposer des Gammaglobulines anti-D pour éviter qu'elle ne s'immunise contre le Rhésus positif, si le fœtus est de ce groupe.
Le repos n'est pas obligatoire car on n'a pas pu démontrer son effet préventif sur les complications.
- A suivre... incidents et accidents de l'amniocentèse)
-
édité le 15/01/2001
|
|