Le petit livre de la grossesse

LEÇON DE CHOSE : LA GROSSESSE

La mère

On a parfois tendance à l'oublier, c'est vrai.

A travers la mince cloison qui sépare la salle d'attente du cabinet, on entend : Tout va bien, ma petite dame. Cet enfant se porte à merveille, je le revois dans un mois. On le sait bien maintenant, on tend vers une médecine fStale. C'est un vrai progrès mais il aura raté son but si c'est aux dépens de la médecine maternelle.

Le vécu de la grossesse est composé de trois étapes très différentes.

Le premier trimestre

C'est celui des comportements extrêmes, certaines débordent soudain d'énergie, elles n'arrêtent pas. Elles organisent des week-ends, elles s'inscrivent à un cours de gym. Elles se croient au Club Med. Parmi celles-ci, beaucoup d'ex-paresseuses. Pour les autres, plus nombreuses, c'est la ouate, langueur, somnolence, fatigue même. Elles s'écroulent à huit heures du soir. Elles sont zen, plus rien n'a d'importance que ce qui comptera encore dans cent ans. Parfois, c'est à un savant mélange des deux que le futur papa est soumis. 

Le deuxième trimestre

La forme revient, le dynamisme aussi. Elles rattrapent le temps qui s'était suspendu, elles projettent sur l'avenir, elles veulent déménager... 

Enfin au troisième trimestre, ça commence à faire lourd, elles s'impatientent.

Je vous rassure, c'est à la vanité des médecins que vous devez ces schémas tracés à grands traits. Pour les détails, c'est selon la personnalité de chacune, et ses caprices...

Les modifications biologiques.

Elles sont si nombreuses et surprenantes qu'elles font de la femme enceinte un être à part, pratiquement une autre espèce.

  • Le sang subit une dilution importante, si bien que toutes les parturientes semblent anémiées sur leurs analyses. Il n'en est rien, leur normale est tout simplement différente.
  • Le cSur bat un peu plus vite et, malgré cela, la tension artérielle s'abaisse, c'est surprenant.
  • Sans augmenter la fréquence respiratoire, la femme enceinte parvient à mieux éliminer le gaz carbonique, et enrichir d'avantage son sang en oxygène.
  • Par contre, elle tolère moins bien les sucres. Des diabètes qui n'auraient vu le jour que plus tard dans la vie vont être précipités et se manifesteront vers le cinquième mois. D'où l'intérêt, même chez les patientes dont aucun des parents n'est diabétique, de dépister la survenue des troubles par une surveillance appropriée.

(à suivre.... la maman, à quoi ça sert ;-))

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