Le petit livre de la grossesse

Psychologie et grossesse

C'est un sujet aussi passionnant que vaste et délicat.

Le premier trimestre

C'est le sentiment, aux premiers jours, d'être seule détentrice de cette vie qui débute, intime et secrète. Déjà, la grossesse a deux visages. L'un est fait de rétention, d'économie, elle retient la vie et le sang. L'autre fait de rejet : les vomissements, la salive excessive et les pertes blanches. L'ambivalence s'installe. Les femmes, sans toujours l'avouer, ont des sentiments contradictoires sur la suite à accorder à cette grossesse : Parfois, je ne la voudrais plus. Toutes les grossesses, même les plus attendues, les plus difficiles à obtenir, peuvent être rejetées dans cette période. C'est un sentiment normal, physiologique et l'on ne doit pas s'en culpabiliser.
En parallèle, on retrouve une instabilité, une fragilité et une petite dose de puérilité, concrétisée par les envies. Lors de la première grossesse, il n'est pas exceptionnel d'assister à un retour amorcé vers la dépendance à la mère. A l'affiche ce mois-ci : Belle maman, le retour.

Le deuxième trimestre

Les mouvements du petit servent à sa matérialisation. Enfin, il prend forme, il se distingue en structures. Ça n'est plus cet objet compact, ovale. A partir de là, madame est prête à partager. Un peu plus que ça : Elle veut, elle exige de partager ! Chaque fois que bébé se manifeste, on sollicite le futur père : Pose ta main là, tu vas sentir.
Un conseil, prévoyez cinq minutes, les fStus sont des farceurs, ils bougent rarement sur commande. Accessoirement, elle peut agrémenter la scène d'un brin de culpabilisation, On dirait que ça ne t'intéresse pas, alors dis-le.
Cette période est aussi celle des compensations orales. Les futures mamans dévorent littéralement, et pas forcément des mets fins. Des pommes de terre, des pâtes, du pain, n'importe quoi, pourvu que ça se mange.

Le troisième trimestre

L'événement, espéré et craint, se rapproche. Le sommeil est plus léger, moins réparateur. Pire, il s'installe parfois une insomnie du milieu de la nuit. C'est aussi le temps où elles rêvent d'accouchements, pas toujours rassurants.
A l'attente fait suite l'impatience. Toutes les femmes pensent qu'elles enfanteront avant la date prévue. Elles oublient que celle-ci résulte d'une moyenne statistique et donc que la plupart des grossesses arrivent à terme. L'entourage contribue largement à faire monter la pression. Entre les amis qui piaffent, et le sentiment qu'elles ont que, plus ça dure, plus ce sera volumineux, donc plus difficile à passer, on les comprend.
Cette période est de celles qui méritent une oreille attentive, un soutien et une grande disponibilité. Les séances de préparation à l'enfantement sont tout à fait indiquées pour répondre à cette attente. Le sujet sera développé plus longuement dans le petit livre de l'accouchement.

(à suivre... torride, non, simplement comment ça se passe pour.. la chose)

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