Angio-mammographie. Améliorer le diagnostique du cancer du sein
mercredi 9 juin 2010.
Un nouvel examen pourrait être à l’origine d’une fiabilité accrue en matière de diagnostic du cancer du sein.
L’idée est la suivante : quand une tumeur cancéreuse se développe, elle le fait sur un mode accéléré. Elle nécessite donc un flux sanguin supérieur à celui d’un tissu normal. Il se créé donc, dans la précipitation, une "néo-vascularisation", des vaisseaux sanguins dont la qualité, notamment en matière de parois, laisse à désirer. Ces vaisseaux fuient littéralement, ils laissent échapper un peu de sang.
Si on injecte dans le sang circulant un produit un peu opaque aux rayons X, il va se retrouver sur les bords des vaisseaux qui alimentent la tumeur.
Le reste est manipulation d’images :
Une image faite avant l’injection, une image faite après.
On "retranche" la première de la seconde. Il reste les petites opacités dues au produit injecté dans le sang.
Si la tumeur que l’on voyait sur la mammo est cancéreuse, il y aura une tache. Si elle n’est pas cancéreuse, les petites artères n’auront pas "baver", il n’y aura pas de sang en dehors des vaisseaux, donc pas de différence entre le cliché d’avant et celui d’après l’injection.