L’origine du mal
On a cru à un moment que tout cela était facile à expliquer, qu’il s’agissait simplement d’un désordre hormonal, que le corps manquait de cette hormone que l’on appelle progestérone. Aujourd’hui, cette explication ne suffit plus. On sait que sa cause est plus complexe, que le système hormonal n’est pas aussi simple qu’on l’a cru, il y a quelques années.
Les douleurs que vous ressentez résultent en grande partie d’une tension, d’une sorte d’oedème, du tissu dans lequel baigne la glande mammaire.
Les traitements.
La progestérone.
Assimilée sous forme de comprimés, elle devrait être efficace mais c’est inconstant, preuve que l’origine du symptôme n’est pas simplement une insuffisance hormonale. Elle présente par ailleurs l’inconvénient d’influer sur tout le système et d’occasionner quelques effets secondaires, dont les prises de poids.
Appliquée localement, ses effets semblent intéressants. Dépourvue de conséquences de type général, elle est souvent suffisante. Reste qu’elle est désagréable à appliquer et que nos patientes ont perdu l’habitude d’appliquer, de masser, bref de soigner, elles préfèrent traiter.
Les veinotoniques. Ils ont leur place comme traitement d’appoint.
Les pâtes décongestionnantes. Elles sont très utiles et efficaces pour soulager en période de crise. On les réchauffe au bain-marie, on les applique en couche épaisse, directement ou sur une compresse de gaze.
Les gels désinfiltrants. Ils agissent un peu comme les pâtes sans en avoir ni l’efficacité, ni les contraintes. Appliqués sur le sein, ils réduisent localement l’oedème.
Les conséquences.
Non traités, les troubles s’aggravent, leur fréquence et leur durée augmente. Une fois traités, c’est l’inverse. D’où l’intérêt de concevoir la thérapeutique comme un traitement, non comme un calmant.