En prévision d’une pandémie H5N1, et pour être en mesure de réagir rapidement, certains laboratoires sont conçu une sorte de "vaccin-canevas", aussi appelés "mock-up". Tout était prêt, il ne manquait qu’à y ajouter l’antigène, en l’occurence des petits morceaux de H5N1. Un peu comme les sauces toutes faites auquelles vous rajoutez des petits morceaux de blanc de poulet. Quand, surprise, ce fut le H1N1 qui pointa son nez, il a suffi (si j’ose dire) d’y mettre des petits morceaux de H1N1. Ce canevas avait tout du vaccin "efficace-et-vite". Boosteurs de l’immunité, l’AS03, (squalène et vit E), et de quoi le conserver sans qu’il ne s’infecte (mercure). Je suis plutôt un partisan de la vaccination en général, mais là il y a un petit quelque chose qui me gêne. Bon, et c’est quoi qui vous gêne, docteur ?
Le H1N1, jusque là, n’est pas aussi dangereux que le H5N1. il n’y a pas de raison de se précipiter.
Il existe d’autres vaccins, dont l’un a été fait tout à fait comme l’a été le vaccin de la grippe saisonnière, sans boosteur. Avec mercure, mais sans boosteur, à injecter. Et un autre, à base d’un virus atténué, à inhaler, à respirer.
La situation n’exige donc pas qu’on utilise Pandemrix®. Faites le savoir.