FEMIWEB
Exemple : perdre du poids | soins du visage | tendance coiffure
Accueil / Sante / Quickhelp / 13 questions avant une intervention chirurgicale

13 questions avant une intervention chirurgicale

Vous allez subir une intervention chirurgicale ? Vous n'êtes pas la seule. Des millions de personnes sont opérées chaque année. La plupart de ces interventions ne sont pas décidées en urgence. Cela veut dire que vous avez le temps de poser des questions à votre chirurgien au sujet de votre intervention, de décider de la subir et si c'est le cas, de choisir où et quand.

Les infos contenues dans ce dossier ne valent pas pour la chirurgie décidée en urgence. Les questions les plus importantes à poser au sujet de cette intervention sont les suivantes : pour quelle raison cette intervention est-elle nécessaire et quelles alternatives est-on en mesure de m'offrir à la chirurgie ?

Les bonnes questions à se poser avant la chirurgie

Si vous n'avez pas réellement besoin de cette intervention, alors vous pouvez éviter les risques qu'elle vous fait courir. Toutes les procédures thérapeutiques, chirurgicales ou non, présentent des risques en regard des bénéfices. Elles sont dangereuses si elles comportent plus de risques que de bénéfices.

Votre médecin traitant, qui vous suit régulièrement, est peut être à l'origine de l'indication de la chirurgie et peut vous adresser à un de ses confrères avec qui il a l'habitude de travailler. Il se peut que vous désiriez en consulter un autre pour avoir un deuxième "son de cloche ".

En France, il ne vous en coûtera rien de consulter un autre praticien. Dans d'autres pays en revanche, cette consultation peut vous être refusée par l'assurance santé.

Voici une douzaine de questions que vous pouvez poser à votre médecin traitant et au chirurgien avant l'intervention et quelques raisons pour vous inciter à les poser. Les réponses qu'ils vous apporteront vous permettront d'être informée et de prendre la meilleure décision. Vos médecins devraient, en principe, faire le meilleur accueil à vos questions. Ils savent par expérience que les problèmes surviennent du défaut de compréhension entre médecins et patients.

Si vous ne comprenez pas leurs réponses, demandez des éclaircissements. Mieux informée, vous serez impliquée plus utilement dans les soins qui vous seront prodigués et plus souvent satisfaite des résultats.

Quelle intervention vous propose-t-on ?

Demandez au chirurgien de vous expliquer simplement la procédure chirurgicale. Par exemple, s'il compte réparer ou procéder à l'ablation d'un organe. Faites vous préciser pourquoi c'est utile de procéder ainsi. Il peut aussi vous faire un schéma, plus parlant que bien des discours, pour vous indiquer les étapes de l'intervention.

Dispose-t-on d'autres techniques chirurgicales que celle pressentie ?

Il en est qui sont moins délabrantes que d'autres. Demandez des précisions quant au choix de la technique proposée.

Pourquoi vous faut il cette intervention ?

Il y a plusieurs raisons qui peuvent justifier le recours à la chirurgie. Il s'agit parfois de soulager ou de diminuer l'intensité de la douleur. Ou bien, c'est pour corriger un signe pathologique ou rétablir une fonction défaillante. D'autre fois la chirurgie est destinée à préciser un diagnostic. Il se peut que votre pronostic vital lui même relève de cette intervention. Assurez-vous d'avoir bien compris en quoi et comment cette opération convient au diagnostic auquel on a aboutit concernant votre maladie.

Peut on vous offrir une alternative à cette intervention ?

Parfois la chirurgie n'est pas l'unique réponse possible à une maladie. Des médicaments ou d'autres protocoles non chirurgicaux, tels des régimes alimentaires particuliers ou une rééducation peuvent vous aider aussi bien, sinon mieux. Posez la question à votre chirurgien, à votre médecin de famille, des avantages et des insuffisances de ces alternatives. Essayez d'en savoir autant que possible à ce sujet pour prendre la bonne décision.

Quel bénéfice pouvez vous attendre d'une telle intervention ?

Demandez-leur quels seront les améliorations apportées à votre vie par l'intervention. Par exemple, une prothèse de hanche peut signifier que pour retrouverez par la suite une mobilité que vous aviez perdue. Demandez aussi quelle sera la durée du répit ou de l'amélioration dont vous allez bénéficier. Certaines interventions n'apportent de soulagement que pour un temps limité. Il est possible qu'il soit nécessaire de recourir à une seconde intervention plus tard. Il est très possible que vous n'ayez plus, votre vie durant, après cette intervention, à y retourner pour cette raison.

Dans votre recherche de renseignements, soyez réaliste. Certains patients placent la barre trop haut et attendent de leur traitement des résultats quasi miraculeux. Demandez au médecin de vous indiquer ou de vous fournir une publication ou un document compréhensible par le grand public qui relaterait et détaillerait le devenir et les résultats de l'intervention qu'il vous propose.

Quels sont les risques liés à cette intervention ?

Toutes les actes comportent des risques. C'est pourquoi il vous faut mettre en balance les bénéfices escomptés avec les risques de complications ou d'effets secondaires. Les complications peuvent survenir au cours de l'intervention. Ce sont des événements qu'on n'a pas prévu de rencontrer tels qu'une infection, un saignement exagéré, une réaction à l'anesthésie ou une blessure accidentelle.

Certaines personnes, du fait de leur mauvais état général, courent un risque supplémentaire de complications. Il peut aussi y avoir des effets secondaires au décours de l'intervention. Le plus souvent on les prévient. Par exemple, votre chirurgien sait pertinemment qu'il y aura oedème et douleur de la partie opérée. Renseignez-vous auprès de lui sur les complications et effets secondaires prévisibles ou possibles après une telle intervention. Il y a presque toujours quelques douleurs après la chirurgie. Demandez de quelle intensité elles seront et ce que l'équipe soignante vous proposera pour vous aider à y faire face. Réduire les phénomènes douloureux auxquels vous aurez à faire face peut vous aider à mieux supporter votre convalescence, à vous rétablir et tirer le meilleur bénéfice de l'intervention.

Qu'adviendra-t-il si vous refusez de vous faire opérer ?

Au su de ce qu'on vous aura dit de l'intérêt et des risques de l'intervention, il se peut que vous décidiez de la refuser. Enquérez-vous de ce qu'il risque de résulter du fait de ne pas être opérée prochainement.
  • Vos douleurs risquent-elles d'augmenter ?
  • Votre état risque-t-il d'empirer ?
  • Pouvez vous espérer une guérison spontanée ?
  • Où pouvez vous obtenir un deuxième avis ?
Susciter l'avis d'un autre praticien peut être une manière de vous conforter dans l'idée que cette intervention est le meilleur choix qui s'offre à vous. Dans cette optique, munissez-vous des examens préalables qui ont permis le diagnostic de votre maladie ou faites en sorte que le médecin que vous vous apprêtez à consulter en disposera lors de votre rencontre. Il se peut que le médecin qui vous aura accordé le première avis dispose de pièces importantes. Si vous vous en expliquez honnêtement, sans agressivité, il vous en remettra un double sans aucune réticence. Il pourrait même vous indiquer les coordonnées d'un confrère de sa même spécialité pour lequel il a une estime particulière.

Quelle expérience votre chirurgien a-t-il en la matière ?

Une des solutions qui vous permettrait de réduire au minimum les risques de la chirurgie est de porter votre choix sur un médecin qui a une grande expérience dans cette discipline et plus particulièrement dans le genre d'opération que vous allez subir. Vous pouvez lui demander de vous informer sur ses statistiques personnelles de réussite et de complications pour la pathologie en question.

Pour être encore plus en confiance et si vous pensez que c'est important, vous pouvez vous renseigner sur les titres et qualifications du chirurgien au travers d'un homme du métier, en l'occurrence votre médecin de famille, qui saura vous indiquer à quoi cela correspond et suppose comme compétence.

De quels titres et diplômes dispose votre chirurgien ?

La relation que vous avez nouée avec le praticien est primordiale. La perception que vous avez de sa maîtrise de son sujet l'est aussi mais il est certainement important pour vous de savoir quelles sont les qualifications de celui qui va vous opérer. Certains praticiens ont subi des cycles d'études supplémentaires et des cessions de pratiques spécialisées délivrées par des autorités universitaires ou des sociétés savantes. Vous êtes en droit de vous faire préciser si le médecin qui vous est conseillé est titulaire de ces diplômes. Un moyen simple de le savoir est de lire sur ces ordonnances le détails de ses qualifications. Néanmoins, vous devrez parfois vous faire préciser la signification de certaines initiales.

Pour votre information, sachez que C.E.S. veut dire certificat d'études spéciales, A.I.H. ancien interne des hôpitaux, A.C.C.A., ancien chef de clinique associé et P.H. praticien hospitalier.

Où l'intervention se déroulera-t-elle ?

La plupart des chirurgiens opèrent dans une ou deux cliniques. Informez vous du lieu dans lequel il a prévu de pratiquer votre intervention. Est ce qu'une telle opération est couramment pratiquée dans cette clinique ? Certaines interventions ont de meilleures chances d'être couronnées de succès lorsqu'elles sont pratiquées dans un lieu spécialisé. Renseignez-vous sur le taux de réussite et le degré de compétence en la matière de l'équipe soignante du lieu où l'on projette de vous opérer. S'il vous apparaissait que cette clinique n'a pas un taux de réussite satisfaisant, optez pour une autre.

Il y a quelques années à peine, toutes les interventions se faisaient en hospitalisation classique et les patients devaient rester en clinique plusieurs jours. Actuellement, la tendance est de pratiquer plusieurs interventions dans des structures plus légères, au cabinet médical, dans des locaux aménagés dans certains centres médicaux ou en hospitalisation de jour. Les coûts sont moindres pour tout le monde, et ce, sans nuire à la sécurité. Posez la question des modalités qui prévaudront dans votre cas et si on vous propose une hospitalisation classique là où il est d'usage de recourir à l'hospitalisation de jour ou bien le contraire, faites préciser les raisons de cette exception. Il est bon pour vous que cela se passe comme il en est d'usage.

Quel type d'anesthésie vous faut-t-il ?

On vous anesthésie pour éviter que vous ne souffriez inutilement pendant l'intervention. Faites-vous préciser par votre chirurgien ou mieux, par l'anesthésiste lui même, quel mode d'analgésie est requis dans votre cas, locale, régionale, ou générale.

L'anesthésie locale n'endort qu'une petite partie de votre corps et pour quelques instants, par exemple vos dents ou la gencive. L'analgésie n'est pas toujours complète. L'anesthésie loco-régionale endort, elle, une zone plus étendue de votre corps, par exemple le bas du corps, les membres inférieurs, pour quelques heures. Le plus souvent, vous serez consciente pendant l'intervention. L'anesthésie générale vous endort complètement. Vous serez bien entendu inconsciente si vous avez une anesthésie générale.

L'anesthésie est sans danger pour l'immense majorité des patients et un médecin spécialisé est le plus souvent à vos côtés dans ces cas-là. Il a une grosse expérience en la matière. Avant l'intervention, vous aurez le plus souvent à le consulter. Vérifiez sa qualification. Posez là aussi la question des effets secondaires et des risques que vous encourrez. Assurez vous de le renseigner complètement sur vos antécédents et de ne rien omettre quant à vos allergies et médications passées ou en cours. Vos réponses lors de cette consultation peuvent induire un choix particulier dans les produits qui seront utilisés pour vous endormir.

Combien de temps prendra votre rétablissement ?

Votre chirurgien peut vous dire comment vous risquez de vous sentir et ce qu'il vous sera possible et autorisé de faire dans les jours, les semaines, voire les mois après l'intervention. Demandez combien de jours il est prévu que vous restiez hospitalisé. Renseignez-vous de même sur ce qu'il est prévu de vous fournir ou de vous prescrire, cannes, outils divers, dont vous aurez besoin à votre retour à la maison. Le sachant d'avance, vous planifierez plus efficacement votre convalescence et vos activités.

Demandez quand il vous sera possible de reprendre votre activité professionnelle et vous adonner à quelques exercices physiques. Il est important que vous ne retardiez pas, par une activité inappropriées, votre rétablissement. Porter une charge telle qu'un simple filet de pomme de terre peut ne pas vous paraître exagéré mais, en fait, cela peut ne pas vous être autorisé. Suivez en tous points les recommandations de votre chirurgien pour ne rien compromettre de vos chances.

Combien vous coûtera l'intervention ?

La sécurité sociale prend le plus souvent en charge la plus grande partie du coût de l'intervention. Une complémentaire est destinée parfois à compléter les dépenses engagées mais il se peut que vous ayez tout de même une certaine somme à débourser, dépassements des praticiens ou forfait hospitalier.

Avant l'intervention, prenez contact avec votre assurance pour savoir si l'intervention est prise en charge et à quelles prestations hôtelières vous avez droit, par exemple une chambre individuelle. Faites préciser au chirurgien et à l'anesthésiste le montant éventuel des dépassements qu'ils vous réclameront. Sachez que le prix de l'intervention inclut la surveillance post opératoire durant quelques jours. Prévoyez enfin des dépenses annexes à votre séjour telles que la location de la télévision ou le coût des appels téléphoniques que vous passerez depuis votre chambre.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le droit des personnes hospitalisées, consultez le site Admifrance.

L'un de vos proches va bientôt subir une intervention chirurgicale ? Imprimez cet article pour lui faire lire et vous assurer qu'il aborde son opération avec confiance, après avoir posé les bonnes questions.
Le 03/05/2004

Vos Commentaires

En savoir plus

Suivez nous sur