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Que faire, avortement.

lundi 19 mai 2003.

Puisque la grossesse est interrompue, il faut vider l’utérus pour ne pas risquer de voir les débris s’infecter.

L’utérus évacue, assez souvent, lui même la grossesse. C’est court mais très douloureux. Dans ces cas là, il faut ensuite s’assurer, par une échographie, c’est le plus simple, de l’absence de résidus ovulaires.

Quand l’œuf tarde à être évacué naturellement ou quand il semble trop volumineux pour avoir des chances d’être éliminer en totalité, on procède à l’évacuation utérine chirurgicale. Idem si la patiente n’est pas en mesure, psychologiquement, d’attendre une issue spontanée.

Quand le rhésus sanguin de la femme est négatif, si son compagnon, lui, est rhésus positif - il possède donc l’antigène rhésus sur ses globules rouges - l’embryon peut, comme son père, en être porteur. Le système immunitaire, s’il est mis en contact avec le sang de l’embryon lors de l’avortement, ne reconnaît pas l’antigène rhésus et, pour se défendre, fabrique des anticorps à son encontre, appelées agglutinines. Lors d’une prochaine grossesse, ces substances sont un danger potentiel pour le foetus, dont elles pourraient détruire les globules rouges. C’est pourquoi, après l’avortement, on procède à l’injection d’un sérum qui dispense le corps de sécréter ces agglutinines.

(à suivre... va t on analyser le produit d’expulsion ?)


Dr Ohayon
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