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Carence hormonale

Après la ménopause, il n'est plus question de la difficulté de l'organisme à s'adapter à une situation nouvelle.
Le problème est désormais pour les organes qui se nourrissaient des hormones de faire sans. Il s’agit alors de gérer la carence pour les tissus cibles. On vous en dit plus !

Conséquences cliniques

Tous les tissus ne sont pas logés à la même enseigne vis à vis des sécrétions ovariennes.
Tout d’abord, ceux qui en dépendent directement, les tissus cibles. Les conséquences sont importantes, bruyantes et apparaissent rapidement. Il s'agit de l'appareil génito-urinaire, de la peau, des cheveux et des différents composants de l'équilibre du poids.

Puis les autres, ces tissus ou organes dont le métabolisme était influencé par leshormones sexuelles. L'influence était dans tous les cas positive puisque celles-ci en ralentissaient le processus de vieillissement et de dégradation en général. Il s'agit principalement de l'os et de l'appareil cardio-vasculaire.
La disparition de l'imprégnation hormonale va en précipiter l'évolution.

Les tissus cibles

Les conséquences sur les organes et sur les métabolismes sont variables d'une personne à l'autre. La carence hormonale n'est jamais totale. Le tissu graisseux sécrète en permanence des stéroïdes très semblables aux hormones sexuelles. Par ailleurs, des particularités  individuelles interviennent, qui font que la patiente ne ressent, heureusement, pas les effets de la carence à tous les niveaux.

L'appareil génito-urinaire

La muqueuse vaginale est plus fine et sécrète moins, il en résulte une sécheresse gênante. L'hygiène renforcée que les patientes s'infligent dans ces cas-là n'arrange rien et ne fait qu'aggraver la sécheresse. Les rapports sont alors désagréables, voire douloureux. Attention, les produits lubrifiants ne peuvent pas remplacer les sécrétions naturelles. Ils n'en possèdent ni la fluidité, ni la stabilité et vous risquez de perturber votre flore vaginale. Si vous êtes dans ce cas, ces conseils devraient vous aider à vous sentir mieux.

La vulve peut également être le siège de démangeaisons directement liées à la carence hormonale. Le prurit aggrave les lésions et les complique. Il faut donc rapidement calmer ce symptôme pour ne pas entrer dans le cercle vicieux de la réaction cutanée au grattage.

Enfin, la partie postérieure de la vessie et le méat urétral ont la même origine embryologique que le vagin. Ils s'atrophient lorsqu'ils sont privés d'hormones. Il en découle une tendance à uriner plus souvent de petites quantités. Il n'y a pourtant pas d'infection. Cela porte le nom de cystite à urines claires.

La peau et la poitrine

Le tissu adipeux sous-cutané, qui maintient la peau du sein se réduit. La peau est donc plus fine et plus fragile.
Le vieillissement cutané commence tôt dans la vie, il n'attend pas la ménopause.
Il dépend de deux processus :

  • Le premier est génétique, chronologique. C'est l'effet du temps. Il rend la peau mince, distendue, fragile et la creuse de fines rides.

  • Le second est photo-induit sous la responsabilité du rayonnement solaire. Il est responsable de rides plus profondes sur une peau plus épaisse et parcourue de petits vaisseaux. Attention, le soleil abîme la peau en plus d'en accélérer le vieillissement.

La carence hormonale se greffe sur ces deux processus. Elle accentue la perte du collagène dermique et réduit ainsi les propriétés d'élasticité.

Par ailleurs, la peau devient plus grasse car la disparition des hormones féminines laissent, sur certaines peaux, le champ libre à une petite quantité d'hormones masculines présentes naturellement chez la femme.
Une accélération de la perte des cheveux est aussi fréquente. Le cheveu est plus gras à la racine, accentuant l'altération et la calvitie.

Enfin, sur le visage, des poils plus drus apparaissent au menton et sur la lèvre supérieure.

Les autres tissus

Le système cardio-vasculaire

Les œstrogènes agissent à différents niveaux.
Elles maintiennent les lipides à des taux plutôt bas, favorisent le bon cholestérol aux dépens du mauvais, ralentissent la formation des plaques d'athérome et dilatent les artères.

Aussi, à la ménopause, ces effets s'atténuent et le processus de vieillissement de la pompe cardiaque et des artères s'accélère. Par conséquence, les accidents vasculaires cérébraux et les maladies coronariennes vont progressivement apparaître.
La prise d'un traitement hormonal adapté maintient le bonus et protège donc contre le risque cardio-vasculaire.

Il existe un autre facteur de risque, c'est le tabac. Il est parfois directement en cause dans la survenue des infarctus du muscle cardiaque. Des études indépendantes l'ont montré, la consommation d'un paquet de cigarettes par jour aboutit à en quadrupler la survenue.

L'os et le squelette

De 20 à 80 ans, les femmes perdent près de 40% de leur masse osseuse, dont les deux tiers après l'installation de la ménopause.

Le centre de l'os est le premier atteint. Cela se passe vers 50-60 ans. C'est l'ostéoporose de type I, celle qui occasionne de tassements vertébraux.
Plus tard, vient l'ostéoporose de type II, qui touche les points faibles des "os porteurs" aux extrémités, responsable, vers 70 ans, de la fameuse fracture du col du fémur.

Comme il n'y a pas que les hormones sexuelles dans la vie, d'autres éléments prédisposent à l'ostéoporose tels que :
  • Le capital osseux déjà constitué
  • Le tabagisme
  • Le manque d'exercice physique
  • La maigreur

Il faut donc veiller à avoir une bonne hygiène de vie pour limiter les conséquences de l'ostéoporose.
 
Pour vous aider à mieux appréhender la ménopause, nous vous invitons à lire les autres articles de Femiweb sur le sujet.

 

Le 19/05/2003

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