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Complications hystéroscopie opératoire

Les complications immédiates.


- Plaies du col.
On saisit le col et on tire dessus pour le dilater dans un premier temps et par la suite pour pousser le résectoscope. On peut le déchirer. Pour éviter cela, on peut utiliser deux pinces à col, situées à 1 heure et 7 heures.
Ne pas trop tirer dessus pendant l'intervention, il y a risque de léser les ligaments utéro-sacrés.
- Les perforations.
Il y a celle qui survient au tout début, due à une fausse route lors de la dilatation. C'est sans gravité. Ni pour la patiente, ni pour l'opérateur puisque le ridicule ne tue pas. Il ne reste plus qu'à trouver un prétexte pour expliquer qu'on n'a pas fait l'acte.
Il y a l'autre, qui peut survenir lorsque la vision est insuffisante, que l'on n'a pas repéré les ostiums. Elle se situe au niveau du fond. Elle n'est pas grave.
Enfin, il y a la perforation provoquée par une résection trop profonde. Les risques sont tout autres : l'anse électrique a pu léser un élément digestif. Dans ces cas là, tenter de reconstituer mentalement l'incident pour évaluer les dégâts. Si on pense qu'on a pu user du courant alors qu'on était dans la cavité abdominale, c'est pas bon. Il faudra peut être faire une clioscopie pour vérifier les anses digestives. C'est pas facile. Si on ne trouve rien, on n'est pas toujours sûr qu'il n'y a pas eu de lésion. Vérifier les anses, toutes, sous toutes leurs coutures, ça n'est pas aisé, vous l'imaginez.
- Les hémorragies.
Le mieux, c'est de les éviter, en coagulant les vaisseaux qui saignent en fin d'intervention. Ne pas négliger ce temps. Et ça n'est pas facile de céder à la lassitude de l'infirmière du bloc, aux gros yeux de l'anesthésiste, à la complexité du terrain, j'entends par là l'irrégularité de la cavité une fois la muqueuse réséquée, avec les franges et les petits copeaux qui flottent.
Certains ont proposé la mise en place de ballonnets, de sonde de Foley. Je n'en ai pas l'expérience, pas encore.
- Les problèmes liés aux fluides utilisés.
En France, c'est surtout le glycocolle. Le produit est toxique. Les signes cliniques résultent autant de sa toxicité propre que de l'hémodilution dont un passage intra-vasculaire important serait responsable.
Les signes neurologiques sont les plus précoces, céphalées et troubles visuels. Puis surviennent dyspnée, polypnée et défaillance cardio-vasculaire.
Pour l'éviter, ne pas allonger l'acte, ne pas recourir à l'hyperpression dans la cavité utérine, régler l'appareil à 100-150 mg. maximum, et enfin éviter de perforer, tout le liquide qui se déversera dans la cavité abdominale sera absorbé.
Pour dépister la complication, faire une natrémie et une hématocrite pour évaluer l'hémodilution. Confier à l'anesthésiste la surveillance et le traitement diurétique éventuel.

Les complications différées.


- On est surpris de n'avoir pas plus d'infections post-opératoires. L'acte est long. On entre et sort de nombreuses fois au travers de l'orifice cervical. On devrait en voir beaucoup plus que lors de la pose d'un stérilet.
On ne prescrit que très rarement une antibiothérapie préventive. On fait néanmoins surveiller la température corporelle pendant les quatre jours qui suivent l'intervention et signaler celles qui dépassent 37.8.
Le traitement antibiotique devra comporter un produit réputé efficace sur les anaérobies.
- Les synéchies. C'est une complication classique, parfois recherchée lorsque l'intervention a été décidée pour des règles trop abondantes ou des saignements intercurrents. La synéchie consiste en l'accolement des faces utérine. Diagnostiquée rapidement, il est aisé de l'effondrer à l'aide du biseau d'un hystéroscope rigide ou même avec l'hystéroscope souple. Plus tard, des ponts fibreux et vasculaires se forment et l'intervention devient plus délicate nécessitant l'usage de l'endoscopie opératoire.
Selon l'emplacement de la synéchie, on rencontre différents symptômes. Lorsqu'elle intéresse la région de l'isthme, il est classique d'observer une absence de règles, comme si l'atteinte de cette zone "sidérait"en quelque sorte le processus de la menstruation.
Quand cela n'atteint que des régions limitées près des bords, il n'en résulte pas de symptômes ou parfois simplement une diminution du volume des règles proportionnel à l'étendue de l'accolement. Parfois la lésion est située de sorte qu'elle empêche l'écoulement des règles par le col et leur reflux vers les trompes. On peut aussi voir un accolement interdire tout passage vers une ou les deux trompes, portant atteinte à la fertilité de la patiente.
La synéchie peut être suspectée à l'échographie mais le diagnostic est porté le plus souvent à l'hystérographie ou à l'hystéroscopie.
- Incompétence cervicale.
L'hystéroscopie opératoire nécessite l'utilisation de chemises de diamètre important, de près de 1 cm. Cette chirurgie se fait de plus en plus en hospitalisation de jour. On utilise rarement les laminaires, substances synthétiques gonflant sous l'effet des sécrétions cervicales, qui dilatent en douceur, sur 3-4 heures, l'orifice cervical. Il en résulte qu'il est souvent dilaté lors de la première phase opératoire, sur la table. Les structures utiles à la continence cervicale peuvent être lésées
- Déchirures du système ligamentaire l'utérus.
Les tractions cervicales sont souvent importantes et répétées. Il est probable que des lésions peuvent être infligées aux ligaments utéro-sacrés et aux paramètres.
Le 17/05/2003

Vos Commentaires

Miranda
le 22 Février 2018
j ai subit une endometrectomie depuis 6 semaines et je saigne toujours malgres le luteran tres inquiete

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