14) Conclusion
Les femmes ont, jusqu'à un passé proche, accepté et subi la mutation que constitue la ménopause. Elles ont affronté un orage hormonal comparable à celui de la puberté avec un corps moins fort, dans un contexte psychologique et social n'autorisant que rarement l'insouciance. Puis elles se sont retrouvées, après l'accalmie, fragilisées contre les assauts du temps.
Nous pouvons, aujourd'hui, offrir à la majorité d'entre elles une solution pour calmer les affres de ce bouleversement.
Nous savons néanmoins à présent que le maintien de cette présence hormonale signifie pour les tissus cibles le prolongement de l'activité cellulaire, avec pour corrolaire, un sur-risque modéré, mais bien réel, de désorganisation de ce processus cellulaire. Maintenir une activité, c'est augmenter le risque de la voir se perturber.
Les partisans du respect de la nature y voient une confirmation de leurs craintes. Les partisans de la qualité de la vie pensent que ça n'est pas faire offense à la nature que d'en tempérer ses effets.
Aujourd'hui, la cinquantaine, c'est l'âge de l'aisance, de la liberté vis à vis des enfants, de la sûreté de jugement. C'est un bel âge, en somme, qu'il ne faut pas gâcher.
A chacune de décider ce qu'elle en fera, une fois informée.
Le 19/05/2003
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