La ponction de trophoblaste
Le trophoblaste est cette structure qui préfigure le placenta. Il est composé de
villosités choriales. Les cellules sont là d’origine fœtale. Le prélèvement
s’effectue entre 9 et 12 semaines d’aménorrhée. Il permet une analyse cytogénétique
rapide, en deux à quatre jours. Si une décision fatale doit être prise, elle sera moins
pénible qu’au cours du deuxième trimestre de la grossesse.
La ponction consiste à aspirer un peu de tissu par un cathéter plastique. Il faut
parvenir jusqu’à ce tissu.
Deux voies sont possibles : celle qui passe par l’orifice du col et celle qui traverse la peau du ventre, la vessie et le
muscle utérin. Chacune a ses avantages. C’est affaire d’habitude et de position du
trophoblaste.
La manœuvre est guidée sous échographie. On repère l’utérus et l’embryon. On
dirige, en contrôlant par la vue, l’aiguille ou le cathéter vers le tissu à biopsier.
L’amniocentèse
Cet examen consiste en un recueil de liquide amniotique par ponction. Il est nécessaire le plus
souvent à des fins diagnostiques, tels qu’à la recherche d’anomalies chromosomiques ou
pour analyse des propriétés du liquide, mais aussi à visée thérapeutique pour
soulager d’un excès de liquide. Là aussi, l’échographie peut guider l’aiguille qui
pénètre dans la cavité amniotique.
Comme on recueille du liquide, les cellules ne sont pas nombreuses et leur analyse est
précédée par une culture destinée à les multiplier. C’est la raison pour laquelle les
résultats sont plus tardifs que pour la ponction de villosités choriales.
La ponction de sang fœtal
L’échographie doit préalablement repérer soigneusement la position fœtale, le
placenta et le cordon. Le doppler couleur est très utile dans ces situations. On fait
progresser l’aiguille vers le cordon,
que l’on piquera le plus près possible du placenta. Il vaut mieux ponctionner la veine
que les artères : cela occasionne moins d’accidents.
Ces prélèvements servent aussi aux examens de cytogénétique, mais le taux de
complication est plus élevé pour cette technique. On la réserve à des situations plus
particulières telles que le diagnostique des infections ou des maladies du sang
fœtal et les transfusions.
L’échographie a contribué au développement de ces examens. Elle améliore les
conditions de leur réalisation. Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue que ces
méthodes diagnostiques sont très invasives. Leur exécution comporte des risques
certains. Ceux-ci doivent être mis en balance avec le bénéfice escompté par la
réalisation de l’acte.