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Eclampsie


Pendant la grossesse, on sait maintenant qu'il faut certes manger pour deux, ce qui ne veut pas dire manger comme deux. Il en était autrement dans la bourgeoisie d'autrefois où ni le chien, ni le maître, ni la future mère ne devaient suggérer qu'on lésinait sur la nourriture. Une prise de poids, brutale, surprenante par son importance ne surprenaient point.

Diagnostic

Vous voulez être utiles à une de vos jeunes amies ? Retenez ceci : à la fin du deuxième trimestre de sa grossesse, votre voisine, jusque là souple et encore svelte vous apparaît brusquement la silhouette épaissie et la face aux traits plus lourds, les lèvres épaisses, les paupières gonflées.
Même si, comme d'habitude, elle vous sourit en montant les escaliers, écoutez son souffle plus court. Il vous autorise à l'aborder pour lui demander combien de kilos ont étés pris sur la balance depuis quelques jours. A partir de deux pour une semaine, n'hésitez pas à lui conseiller de consulter, là où sa grossesse est suivie, en sollicitant même un rendez vous rapidement, qui lui sera donné si elle parle de ses kilos brutalement survenus.
Elle peut porter des urines chez son pharmacien. En voyant son visage, il y a fort à parier qu'il fera d'urgence la recherche de l'albumine. Il en trouvera : l'albuminurie commande l'hospitalisation immédiate.

Traitement

Faire baisser la pression artérielle, dans les reins albumine !,dans le cerveau éviter les crises convulsives !, sans diminuer la quantité déjà trop réduite de sang apporté à l'enfant au travers d'un placenta aux artères de diamètre déjà réduit : C'est difficile et aléatoire, en tous cas passager. Au péril maternel s'ajoute un péril ftal !
Eviter les crises maternelles qui ressemblent aux crises d'épilepsie, mais compliquées par des reins qui ne sécrètent pas d'urine et un cerveau porteur d'ecchymoses. C'est possible, avec le sulfate de magnésie, utilisée depuis près d'un siècle en France, et que les Etats-Unis viennent de découvrir. Un surdosage peut paralyser les muscles respiratoires !
On le voit, l'effet des médicaments est vite difficile à contrôler. Le seul traitement médical ne peut être accepté que si l'enfant est mort ou manifestement trop prématuré pour survivre à une naissance. Dans ce dernier cas un traitement par une dose massive et unique de cortisone peut être tentée avec des chances d'une régression des troubles passagère, mais permettant d'espérer une semaine plus tard un enfant viable
Si l'utérus est évacué, la réanimation correcte, les atteintes réversibles, deux jours après, la reprise de la sécrétion urinaire affirme l'issue maternelle heureuse. Toutes les fois que l'enfant est vivant et viable, la naissance est décidée.
Le déclenchement peut être choisi, si les conditions sont favorables, mais la naissance ne doit pas trop tarder. La césarienne peut voir son indication posée, soit après échec du déclenchement, soit d'emblée, si les menaces sont jugées gravement imminentes ou les conditions d'une voie basse défavorables.
Le pronostic immédiat est rapidement connu : La mort, en crise, est exceptionnelle, les troubles psychiques définitifs de plus en plus rares.
Le pronostic néonatal dépend essentiellement de la fragilité liée à la prématurité. La qualité des soins dépend du niveau d'organisation des soins pédiatriques qui classe le niveau de la Maternité.
A long terme, il faut savoir que la récidive est exceptionnelle, sauf si la jeune femme choisit un nouveau père ce qui arrive de plus en plus souvent, constatation anecdotique. Ce phénomène, bien connu actuellement oriente les recherches dans la voie de l'absence d'immunisation qui serait acquise par cette première grossesse, vis à vis du procréateur, interprétation scientifique.
Le 19/05/2003

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