On l’appelle aussi le pelvis et ne nous dîtes pas que vous n’y avez
jamais pensé, c’est faux. Toute femme a un jour pensé à ce qui est le
passage obligé pour tout enfant qui se destine à naître par les voies
naturelles.
En effet, le bassin constitue un " obstacle ", plus
précisément une " épreuve " puisque les pièces qui le
forment sont assemblées pour former un défilé que doit traverser
l’enfant à naître.
Le bassin est formé de quatre pièces assemblées, solidarisées entre
elles par des joints qui permettent de petits mouvements. Le sacrum et
le coccyx sont dans le prolongement de la colonne vertébrale et
dessinent un triangle, base vers le haut, de face dont on voit qu’il est
incurvé de profil. Ils sont la " balise extérieure " du
virage que doit prendre bébé dans le bassin lorsqu’il négocie sa
sortie. Sur les côtés de ce triangle, sont disposées deux pièces
osseuses identiques mais en miroir. Elles se rejoignent en avant pour
former la symphyse pubienne. C’est ce que vous sentez, dur, derrière
les poils pubiens.
Pour se représenter l’ensemble, imaginez une personne debout. Elle
porte sur les épaules une sorte de poncho.
Elle va représenter le bassin. Elle se penche un peu en avant. Elle
étend ses bras et réunit ses mains en avant, à la hauteur de la
taille.
Voilà, vous avez là un bassin. Bon, là, on va tout expliquer en se
référant à ce modèle.
Le corps, c’est le sacrum, les pieds, c’est le coccyx. Les bras et les
pans du poncho, ce sont les os coxaux et la symphyse pubienne, les mains
qui se rejoignent en avant.
Lors de l’accouchement, la présentation, c’est la partie de bébé qui
va sortir en premier, la tête le plus souvent. La présentation
rencontre dans un premier temps le " cercle ", c’est pas
vraiment un cercle, plutôt la forme d’un cœur de carte à jouer,
constitué par les bras et les épaules (souvenez vous qu’on a pris pour
exemple le gars avec le poncho pour figurer le bassin), c’est le "
détroit supérieur " puis elle descend, prend le virage, rencontre
un deuxième cercle au milieu du virage et enfin le dernier, toujours
dans notre modèle, constitué par les pieds en arrière, les mains
jointes en avant et les bords inférieurs du poncho sur les côtés.
C’est le premier cercle qui concentre les inquiétudes. On peut le
mesurer à la radio ou au scanner. Pour le bébé, on prend les mesures
à l’échographie.
Les mesures faites :
Le bassin. On mesure le diamètre antéro-postérieur, sur notre
modèle, des mains au thorax, et le diamètre transverse médian, sur
notre modèle, d’un coude à l’autre. On ajoute ces deux mesures et on
obtient un chiffre, l’indice de Magnin.
La présentation. C’est surtout la tête, pièce osseuse, moins
modelable que le reste, qui importe. On mesure le bi-pariétal.
On pose l’indice de Magnin en ordonnée, le bi-pariétal en abscisse et
on en tire un graphique. A partir d’études statistique, on a délimité
des zones.
Bassin large, petite tête pas de problème. Bassin petit, grosse tête,
il y a peu de chance que ça passe, c’est donc plutôt clair, en
principe. Le graphique détermine les probabilités que ça passe pour
les autres cas.

Bassin face

Bassin profil