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1) Première consultation grossesse- Enceinte ?

Il se peut que vous ayez alors fait un test de pharmacie ou qu'un médecin vous ait déjà prescrit un test sanguin, auquel cas vous savez déjà que vous êtes enceinte. Plus rarement, vous avez fait une courbe thermique et vous avez remarqué que la température, après une élévation modérée en milieu de cycle, s'est maintenue en plateau plus de 18 jours. Puisque vous en êtes là, vous savez que c'est souvent un signe de grossesse débutante.
Dans les autres cas, vous consultez pour savoir la cause de l'absence de survenue des règles, c'est le symptôme le plus fréquent. à suivre... Le médecin va vous examiner

Examen

Il va poser un spéculum pour observer les sécrétions vaginales et le col de l'utérus. En général, les sécrétions sont plus abondantes, sans brûlures ni démangeaisons. Le col, à l'entrée de l'utérus, est d'un rose plus soutenu, tire vers le rouge framboise. C'est dû à l'afflux de sang causé par la présence de la grossesse. La glaire qui se trouve à l'entrée du col se raréfie et s'épaissit. Il est préférable que vous ayez vidé votre vessie quand le médecin procède au toucher, il lui est alors plus facile de saisir l'utérus entre les doigts intra vaginaux et la main qui palpe le bas de l'abdomen. Le but est d'apprécier le volume utérin. Pour que la grossesse ait augmenté le volume de l'utérus qui la porte, il faut tout de même qu'elle évolue depuis quelque temps, au moins quatre semaines. Un signe apparaît plus précocement mais il est plus difficile à percevoir, c'est le ramollissement du col et de l'utérus dans son ensemble.Il est possible que votre médecin dispose d'un échographe, qui, à partir de 20 jours de grossesse, 4 à 5 jours de retard de règles, lui permet de visualiser le sac gestationnel. C'est l'occasion de s'assurer de la position correcte, dans la cavité utérine.Il vous prend la tension artérielle et vous demande de monter sur la balance.
Si c'est un homme délicat, il aura traficoté la balance pour qu'elle affiche un ou deux kilos de moins. Ca fait toujours plaisir et ça ne gêne en rien la surveillance pondérale. à suivre... Les questions que votre médecin va probablement vous poser

Les questions du médecin

Avez vous des nausées ?
Il est fréquent d'avoir des nausées déclenchés parfois par des odeurs familières, café, viande.. Il n'est pas rare de ne pas en avoir. Ne soyez pas inquiète, ça n'est pas un signe péjoratif. Réjouissez vous plutôt.
Ressentez un dégoût pour certains aliments ? Un goût prononcé pour d'autres ?
C'est le début des "envies": Plutôt inattendus pour certaines : cornichons au vinaigre ; la chair des citrons, citron frais ici et confits en Afrique du nord. On vous dit que c'est spécial une femme
Vous arrive t il de vomir ?
Les vomissements peuvent être invalidants, dangereux même quand ils sont, comme on dit, incoercibles, irrésistibles, parfois à l'origine d'amaigrissement, de faiblesse extrême et de désordre sanguins nécessitant une hospitalisation.
Avez vous remarqué que vous saliviez plus ? Est ce que ça vous gêne ?
On ne pourra malheureusement pas grand chose pour vous. Le symptôme est plus fréquent chez les femmes de race noire, on ignore pourquoi.
Etes vous constipée ?
Le symptôme est fréquent, sans gravité.
Ressentez vous l'envie d'aller uriner souvent ?
La première des envies, l'envie de pisserA la fois parce que l'utérus comprime la vessie et ne la laisse pas se développer comme auparavant mais aussi, sans doute par un effet hormonal direct sur les parois de la vessie.
Avez vous des petites douleurs pelviennes type veille de règles ?
C'est normal et ne doit pas prêter à inquiétude le plus souvent.

Votre passé obstétrical. Racontez moi.

Les grossesses précédentes ?
Avez vous mené à leur terme ces grossesses ?
Avez vous déjà eu des fausses couches spontanées ?
Vous devez l'informer. Il se peut que vous souffriez d'une maladie qui fait que vous ne gardez pas bien les grossesses. Il y a des traitements efficaces mais là encore, il faut le savoir pour diriger ses investigations et son traitement.
Avez vous eu des interruptions volontaires de grossesses ? A quel terme ?
Il doit en être informé, surtout si vous avez eu des IVG tardives, faites en dehors des limites légales, dans d'autres pays. Elle comportent un petit peu plus de risques. Il faut juste le savoir pour surveiller les menaces d'accouchement prématuré et d'autres choses tout à fait contrôlables
Avez vous eu du diabète lors de précédentes grossesses ?
Si oui, il est probable que ça se renouvellera. Il faut donc vous confier rapidement à un endocrinologue et a une diététicienne pour vous conseiller un régime qui, le plus souvent, suffira à le contrôler.
Avez vous eu une hypertension artérielle
C'est souvent à la première grossesse qu'on a souffert de chiffres tensionnels élevés. Ces problèmes étaient "réputés "ne pas récidiver. Dans les faits et dans les études récentes, on les voit, un peu plus souvent qu'on ne nous l'a dit, récidiver. Prudence, donc et contrôle régulier des chiffres.
Comment s'est déroulé l'accouchement si vous avez mis au monde ?
Le poids du bébé, aux alentours et au dessus de 4000 grammes, il se peut que ça se renouvelle. On peut prendre quelques précautions pour le prochain.
Avez vous eu une césarienne ?
Pour quelle raison ?
Selon le cas, il est parfois dangereux de tenter une voie basse après une précédente césarienne. Il faut savoir pourquoi on a décidé la première.

Des maladies en cours ou dans le passé ?

Etes vous sous traitement et lequel ?
Certains traitements, très rares, sont vraiment pourvoyeurs de malformations. Ils sont connus, identifiés. Pour d'autres, dont on est pas totalement sûrs, on peut parfois les remplacer par des substances plus étudiées.
Suit une petite enquête sur les maladies que l'on rencontre dans les familles des parents et sur les malformations ou anomalies éventuelles dont ont pu souffrir des bébés dans ces familles.
Les réponses à ces questions sont importantes. Il se peut qu'il vous demande d'y répondre dans un questionnaire à part, pour vous permettre d'y réfléchir en famille et ainsi de ne pas commettre d'oubli.
Cette petite enquête effectuée à la première consultation permet d'identifier les grossesses à risque et d'adapter la surveillance à chacune d'entre elles. C'est aussi l'occasion de décider l'appel à des spécialistes à qui on demandera, soit de donner leur avis sur un point précis (conseil génétique pour qui aurait des proches souffrant d'anomalies), soit de surveiller, en parallèle, le cours de la grossesse (endocrinologue pour un diabète maternel).

Etes vous sous traitement et lequel ?

Certains traitements, très rares, sont vraiment pourvoyeurs de malformations. Ils sont connus, identifiés. Pour d'autres, dont on est pas totalement sûrs, on peut parfois les remplacer par des substances plus étudiées.
Suit une petite enquête sur les maladies que l'on rencontre dans les familles des parents et sur les malformations ou anomalies éventuelles dont ont pu souffrir des bébés dans ces familles.
Les réponses à ces questions sont importantes. Il se peut qu'il vous demande d'y répondre dans un questionnaire à part, pour vous permettre d'y réfléchir en famille et ainsi de ne pas commettre d'oubli.
Cette petite enquête effectuée à la première consultation permet d'identifier les grossesses à risque et d'adapter la surveillance à chacune d'entre elles. C'est aussi l'occasion de décider l'appel à des spécialistes à qui on demandera, soit de donner leur avis sur un point précis conseil génétique pour qui aurait des proches souffrant d'anomalies, soit de surveiller, en parallèle, le cours de la grossesse endocrinologue pour un diabète maternel.
Avez vous une activité extérieure ? Est elle pénible ?
On est plutôt large en arrêt de travail quand les conditions sont dures, ne le dîtes pas aux médecins contrôleurs. Quoique, même si vous leur dîtes, on n'en a pas vu beaucoup qui osent remettre au travail une femme enceinte, de peur de la voir leur reprocher l'accouchement prématuré qui s'en suivrait. C'est donc à nous, obstétriciens de les remettre au boulot une ofis le danger passé, et c'est pas facile. C'est chantage et compagnie. Il y a aussi celles qui, dès le diagnostic posé, ne veulent plus travailler. Il faut savoir refuseret les voir partir chez un autre plus conciliant. Il y a celles qui versent une larme quand on les arrête. Elles ne peuvent pas, pas maintenant, elles ont du travail, on compte sur elles, elles n'ont pas fini de former l'autre, qui va les remplacer.. 15 jours après, la menace est sous contrôle, on veut les autoriser à travailler. Elles ne veulent plus, elles ont pris goût aux "vacances ", le patron préfère pasA quoi bon si c'est pour s'arrêter plus tard
Dans quelles conditions vivez vous ?
Seule, en couple ? En appartement ? En étage ? Avec un ascenseur ? Disposez vous de ressources suffisantes ? Etes vous dans le besoin ?
Il ne faut pas hésiter à faire appel à l'assistante sociale qui peut aider à trouver un logement plus décent. Il ne faut pas hésiter non plus à dire à son médecin qu'on n'a pas les moyens de payer les dépassements d'honoraires. Il comprendra et ne les appliquera pas et ainsi vous pourrez continuer à le consulter parce c'est en lui que vous avez confiance.
Etes vous en proie à des habitudes de toxicomanies ? Tabac ? Alcool ? Drogues ?
Le tabac est pourvoyeur de plus petits poids de naissance. Il favorise aussi quelques petites pathologies diverses. Et il ne ruine pas que la santé, il ruine tout simplement. Cet argent parti en fumée serait bien mieux utilisé à offrir des bodys, des jolies robes, un joli bonnet et des jouets à bébé. L'industrie du tabac et l'état trouvera bien un autre gogo à piller.
L'alcool, raisonnablement, n'est pas dangereux... à petites doses, sinon, on développe des carences.
A grosses doses, même occasionnellement, son absorption favorise l'apparition de malformations. C'est pas pour gâcher la fête mais, une cuite, un jour, même et surtout le jour de la noce, peut avoir des conséquences graves.
Les drogues, vaste problème, dont vous ne détenez pas toujours la solution. Il faut nous informer. On fera un bilan parce que vous savez qu'avec ce qui s'injecte, parfois, on s'est envoyé des microbes un peu méchants. Quand on est dans ces états là, on n'a pas toute sa tête pour réfléchir, on le sait bien. On va aussi pouvoir vous aider à faire un break, ou à passer à d'autres formes, moins dangereuses pour le bébé. Enfin, il faut le dire. Il y a des gens qui sont tout dévoués à vous aider. On en a un à FemiWeb.

Les prescriptions

Les médicaments

Pour ce qui est des petits désordres dont vous souffrez en début de grossesse, nous avons à notre disposition des médicaments qui vous soulageront quand les symptômes seront trop pénibles. Dans l'ensemble, il faut parfois savoir supporter ce qu'il est possible de supporter sans trop faire appel aux médications sinon, on ne s'en sort pas, on n'avale plus que des comprimés.
Par ailleurs, il se peut qu'il vous prescrive de l'acide folique, c'est une substance qui, lorsqu'elle manque, semble être en cause dans l'apparition d'une malformation du tube neural, ce qui va donner le cerveau, la moelle, les enveloppes de la moelle épinière et la colonne vertébrale. Il faut la prendre le plus tôt possible. Il semble que lorsqu'on assure un apport suffisant en cette vitamine jusque la 10-12 ième semaine, la fréquence des malformations de cette région diminue.

Les examens

Quand c'est nécessaire, le médecin vous prescrit des examens pour confirmer la grossesse : une prise de sang qui dosera la bhcg, cette hormone qui signe la présence de la grossesse ou une échographie s'il pense qu'il y a un risque que l'implantation se situe en dehors de l'utérus.
Il vous prescrit, quand il est sûr de son diagnostic, les examens du début de grossesse :
Albumine et sucre dans les urines
Sérodiagnostic B.W.

Il s'agit de la recherche de la syphilis, une maladie qui a quasiment disparue sous nos climats mais c'est obligatoire.
Sérodiagnostic HIV,

Rechercher la présence du virus qui donne le sida, c'est facultatif mais utile pour la surveillance et pour éviter que le bébé ne soit infecté lors de l'accouchement.
Sérodiagnostic rubéole.
Contrôler votre immunité vis à vis de cette maladie qui est bénigne pour la mère mais dangereuse pour le ftus jusqu'à quatre mois et demi. S'il s'avère que vous avez déjà eu la maladie ou que vous avez été vaccinée, il n'y a plus de risque que vous puissiez transmettre le virus à votre bébé.
Sérodiagnostic toxoplasmose.
C'est pareil mais là le risque persiste pendant toute la grossesse si vous n'êtes pas immunisée et vous devrez faire des examens de contrôle tous les mois afin de vous traiter dès l'apparition éventuelle de signes sanguins de l'infection. Le traitement suffit à épargner le ftus mais il doit être entrepris très tôt.
Sérodiagnostic C.M.V.
Il nous faut savoir si vous avez déjà été en contact avec le cytomégalovirus. C'est une nouveauté.
Il va vous demander votre groupe sanguin. Si vous ne l'avez jamais fait recherché, il vous le prescrira. Si vous le connaissez déjà, la prescription de confirmation viendra au huitième mois.
Le plus souvent, vous n'aurez pas la déclaration à cette consultation ci, ce sera fait la prochaine fois.
Il ne s'agit pas d'être pessimiste mais il est inutile de se précipiter à la faire, on a jusqu'à la 14 ième semaine de grossesse.

Les questions que vous allez lui poser

Etes vous obstétricien ?

Les gynécologues ne sont pas forcément obstétriciens. Certains suivent la grossesse et confient à un confrère pour le dernier trimestre.

Dans quelle clinique officiez vous ?

On a parfois des préférences. Certains proches vous ont conseillé ou déconseillé telle clinique. Pour la partie médicale, on surestime souvent l'importance de la structure "clinique ". En principe, l'équipe de sage femme conduit l'accouchement sous la direction de votre médecin. C'est pour la partie hôtelière que le choix de la clinique est significatif et ça n'est vraiment pas le plus important dans ces moments là. Demandez si on vous laisse l'enfant dans la chambre ou si on le prend à la nurserie la nuit.

Faites vous tous vos accouchements ?

Il est peut être associé et lui et ses confrères se sont parfois fixé un tableau de garde.

Mon mari pourra-t-il assister à l'accouchement ?

En général, c'est oui. C'est souhaitable.

Et ma mère ? Et ma soeur ?

En général aussi, on n'accepte la présence que d'un proche. La présence d'un tiers n'est pas toujours facile à gérer, malheureusement pas non plus toujours bénéfique parce que s'il est réconfortant, c'est bien mais s'il est encore plus anxieux que la parturiente, ça gêne plutôt que ça ne soulage, mais bon, le choix ne revient pas à l'équipe mais à la patiente.

Avez vous prévu des vacances aux alentours de mon terme ?

Le plus souvent, il ne pourra pas vous répondre mais ce faisant, vous lui indiquez que vous aimeriez être avertie avant plutôt que de l'apprendre en arrivant à la clinique pour accoucher. On se fait mieux à l'idée.
Le 01/02/2007

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