Vous avez votre papier de la CAF à faire signer. Vous avez aussi des étiquettes que la sécu vous a envoyées.
Si votre médecin vous donne une feuille de soin, vous collerez l’étiquette du mois sur la feuille. S’il fait une feuille de soins électronique, avec votre carte vitale, il faut lui donner l’étiquette. Il l’a détruira parce qu’elle ne doit pas servir à une autre consultation. C’est important.
Vous avez aussi apporté les clichés et le compte rendu de l’échographie morphologique.
C’était bien ?
Le praticien a pris le temps, après l’examen de tous les organes, de vous montrer un peu le bébé, son visage, son profil surtout.
Il a un appareil qui permet l’échographie en 3d/4d ?
C’est impressionnant. Il vous a fait une deux photos ?
Un peu deçue que ça ne dure pas plus longtemps ? On aura l’occasion d’ouvrir le dossier de ces "échographies dîtes "spectacles" ou "plaisir" selon que l’on soit détracteur ou partisan.
Bébé a baillé pendant l’examen ? Vous avez suivi mon conseil ? Bien, vous avez eu raison de ne pas emmener le grand frère ou la grande sur, pour lui "montrer" son petit frère. Ainsi, le praticien a pu se concentrer sur la vérification de l’anatomie de votre petit locataire.
Le futur papa a baillé, lui aussi, pendant l’examen ? Ca arrive.
Parfois, l’échographiqte n’a pas bien visualisé telle ou telle partie de son corps.
Il s’est peut être un peu énervé ? Le bébé ne se présentait pas assez bien pour tout voir ? C’est pas sa faute. Il faut savoir patienter, éventuellement reprendre l’écho un peu plus tard.
Sinon, ça arrive qu’ils s’énervent, les médecins. Vous savez, ça n’est pas facile depuis un certain "arrêt Perruche". Ils ont très peur de passer à côté de quelque chose, de ne pas voir une malformation, même minime. Si cet arrêt faisait jurisprudence, vous pourriez le leur reprocher et même ce petit être pourra les attaquer en justice jusqu’à ses 48 ans, c’est à dire 30 ans après sa majorité.
Vous ne savez pas trop ce qu’a changé cet "arrêt Perruche" ?
Perruche, c’est un nom de famille. C’est le nom d’un enfant qui a obtenu réparation du préjudice d’être né alors qu’il avait eu une rubéole congénitale, dans le ventre de sa mère. La condamnation ne concernait pas la faute, qui avait été déjà sanctionnée précédemment non. Il s’agit du préjudice d’être né.
En gros, jusque là, lorsqu’un enfant naissait avec une anomalie, hormis dans les cas ou la détection de celle ci aurait pu modifier la prise en charge de bébé, équipe chirurgicale sur place, équipement spécifique à sa pathologie, hormis donc dans ces cas là où la non détection a causé une diminution des chances, on ne pouvait pas reprocher au médecin d’avoir laissé naître cet enfant. En effet, la vie en soi, même si elle est grevée d’un lourd handicap, n’est pas considérée comme une maladie.
Avec ce fameux arrêt, on peut donc reprocher au médecin de ne pas avoir alerté ses parents et de ne pas avoir lancé le processus qui aurait mis fin à sa propre vie.
Etonnant et un peu déconcertant.